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DISCOURS
Medecins capables de le servir utilement des fecours que les Plantes leur fournifient fi abondamment.
Pour y parvenir je me fuis particulièrement attaché à remedier aux inconveniens dans lequels font tombez les anciens Botaniftes, & après eux la plû-part de leurs Commentateurs, qui s'étendent fouvent fur les proprietez d'une plante à laquelle ils attribuent de grandes & rares qualitez, fans marquer précifément la partie de cette plante qu'il faut employer, & négligent la dofe & la maniere dont on s'en doit fervir; ce qui me paroît cependant d'une conféquence infinie, une même plante ayant fouvent différentes vertus dans les différentes parties, & la dofe d'un remede contribuant beaucoup à fon action.
J'ai tâché d'éviter auffi l'erreur de
ceux qui outrent avec une complaifance
excellive, les avantages d'une plante
dont il font une panacée, & un remede
univerfel. Ne contribuera-je pas autant
à l'utilité publique en marquant, les mau-
vaifes qualitez des Plantes, qu'en éta-
lant pompeufement leurs vertus ? Et ne
ferai-je pas auffi-bien d'examiner scrupu-
leufement les circonstances & les cas par-
ticuliers où leur ufage peut être nuisible,
comme de faire connoître dans quelles