PRELIMINAIRE.

XXIX

tant de remedes éprouvez, fait par des per-

fonnes intelligentes & exactes, feroit un

ouvrage très-utile. Ne pourrois je pas

dans la fuite y parvenir ? Et les démonstra-

tions publiques que j'entreprene, ne me

fourniront-elles par les moyens de le fai-

re par les relations & les correspondan-

ces que j'entretiendrai avec ceux qui y

auront affité ; lefquels ayant appris à dif-

tinguer entre les plantes communes dans

nos campagnes , celles qu'un long ufage a

le mieux authorifié, feront plus capables

de faire de nouvelles découvertes fur cet-

te matiere, en s'affûrant des bons effets

des plantes par leur propre experience ?

N'ai je pas lieu d'efperer qu'ils me vou-

dront bien communiquer leurs obferva-

tions, que je verifierai par moi-même, ou

par mes Confreres ?

Il feroit à propos que ceux qui ordonnent les plantes, & ceux qui les préparent, les connuffent affez bien pour prévenir les terribles inconveniens qui arrivent tous les jours par les méprifes des Herboriftes groffiers & ignorans, aufquels les Medecins & les Apotiquaires fe confient également : ces Herboriftes font ordinairement fi intereffez & fi peu fideles qu'ils substituënt fouvent aux plantes qu'on leur demande, & qu'ils n'ont point

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