PRELIMINAIRE.
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Medecine, plusieurs autres remedes tirez du fein de la nature, qu'on fçût placer à propos pour le concilier la confiance des malades, en les foulageant dans leurs maux lorsqu'il n'eft pas possible de les guérir abfolument. Les plantes fournissent abondamment ces fecours dont un Medecin ne peut le paffer s'il veut remplir dignement les devoirs de fon miniftere. Finiffons ce difcours en faifant remarquer que cet ouvrage ne fera pas feulement neceffaire à l'étude de la Medecine, & à l'Hiftoire natu- relle; ceux auffi qui plus attentifs à leur fanté que les autres,& fondez fur quelque degere expérience le croyent en état de le fuffire à eux-mêmes dans leurs infirmitez, en deviendront plus capables, en connoif- fant les plantes dont ils apprendront ici les ufages; mais qu'ils le fouviennent auffi de ne pas tant préfumer de leurs lumieres, & d'appeller dans leurs maladies un Me- decin auffi fage qu'éclairé, qui les guide dans la jufte application des remedes,dans laquelle confite principalement l'art de guérir.
A l'égard des Sçavans & des bons Praticiens, je les prie de regarder cet Abregé comme l'ébauche & l'effai d'un plus grand ouvrage, que je ne dois entreprendre qu'après avoir été éclairé de leurs lu-