de pierre et de marbre dont on les décora par la suite, et non la proportion humaine, comme quelques auteurs l'ont prétendu. En effet, quelle relation une colonne peut-elle avoir véritablement avec la structure de l'homme? La tête et les pieds ont-ils un rapport avec le chapiteau et la base? Les hanches et les autres parties du corps ont-elles quelque correspondance avec son fût? Il est au contraire plus naturel de penser que les arbres seuls ont suggéré l'ordonnance générale des colonnes : le tronc de l'arbre qui va en diminuant du bas en haut à donné l'idée du fût; l'étètement de la naissance des branches à l'extrémité du tronc, faisant un enfourchement où il reste quelquefois des feuilles, a fait naître la pensée du chapiteau. De plus, les racines, qui forment souvent aux pieds des arbres une espèce de bourrelet ou d'em-pâtement, ont produit la représentation des bases.

« Les entablements tirent de même leur origine de la construction des planchers et des toits : les architraves représentent les pièces de bois horizontales qu'on mettait d'un pilier à l'autre pour soutenir le plancher ; la frise exprime l'épaisseur du plancher et le bout des solives qui le composaient; enfin, la corniche n'est qu'une représentation de la saillie que l'on donnait à l'extrémité des pièces de bois inclinées qui formaient le toit, afin de faciliter l'écoulement des eaux, sans faire tort au bâtiment. »

Cette opinion sur l'origine des ordres est aussi celle de Vitruve. Mais, bien qu'elle paraisse assez rationnelle, assez vraisemblable, elle ne semble pas être partagée par tous les auteurs.

Quoi qu'il en soit, ce sont les Grecs qui les premiers en ont déterminé les belles proportions.

DE LEUR DÉNOMINATION

On comprend généralement cinq ordres principaux dans l'archi-

tecture, qui prennent les dénominations suivantes :

1º L'ordre toscan;

2º L'ordre dorique ;

3º L'ordre ionique;

4º L'ordre corinthien ;