flamboyant. Toutefois la suppression des chapiteaux ne fut que temporaire : les constructeurs de la Renaissance, en revenant à l'architecture antique, ou tout au moins en s'en inspirant, consacrèrent de nouveau l'usage de cette partie terminale de la colonne. »
CHARME, s. m. Grand arbre des forêts de France. Le charme est un bois de couleur blanche, à grain serré et très dur. En menuiserie, il est employé surtout pour faire des fûts d'outils : bouvets, varlopes, maillets, des manches de ciseau, de bé-dane, etc. Il est également très employé par les charrons et les mécaniciens, de même qu'il constitue un excellent chauffage.
CHARNIÈRE, s. f. Assemblage de deux pièce de bois ou de métal enclavées l'une dans l'autre, et jointes ensemble par une broche ou un clou qui les traverse.
CHARPENTE, s. f. Ouvrage de bois ou de fer assemblé, destiné à recouvrir une construction. || La charpente de ce bâtiment est très belle. || Bois de charpente, bois propre à la construction. || On emploie de préférence le chêne, le châtaignier et le sapin. || Par charpente, on entend aussi des planchers, des ponts, etc., ou encore des pièces de bois rentrant dans quelques murs de face etnommés alors pans de bois.
CHARPENTIER, s. m. Ouvrier qui façonne et assemble les pièces de bois de charpente pour la construction des maisons, édifices, des navires, etc. || Un habile charpentier. || Un bon charpentier doit connaître tous les principes de la géométrie descriptive pour les appliquer au tracé des assemblages ou autres.
CHARPENTER, v. a. Tailler, préparer des pièces de bois, les mettre en état d'être assemblées pour entrer dans une construction.
CHARPENTERIE, s. f. Art du charpentier. || Art de travailler les bois pour la charpente. || Les principaux ouvrages de la charpenterie sont les combles, les planchers, les pans de bois, les cloisons, les escaliers, les échafaudages, les ponts, etc.
CHASSE-CLOU, s. m. Broche en acier ou en fer, de différentes grosseurs, servant à enfoncer les têtes des clous, pour qu'elles ne paraissent pas à la surface du bois. || On se sert également d'un chasse-clou pour tourner les vis romaines, pour le montage d'un lit, d'une bibliothèque, d'une armoire, etc.
CHASSIS, s. m. Bâti formé de montants
et de traverses. Le châssis vitré a une feuillure pour recevoir le verre. || Châssis de jardinier. || Châssis dor-
CHASSIS DE JARDINIER
mant. || Châssis à tabatière. || Châssis mobile.
CHATAIGNIER, s. m. Bois français dont la couleur est d'un gris jaunâtre. Il a beaucoup d'analogie avec le chêne, mais il est inférieur à celui-ci, quoique d'une très longue durée.
« Cet arbre remarquable, très voisin du chêne, est un végétal monoïque qui a ses fleurs mâles réunies en petites boules disposées dans un chaton en forme de cha-pelet, et ses fleurs femelles renfermées, au nombre de une à cinq, dans une enveloppe épineuse. Son bois, pesant, élastique, d'un grain serré, a presque les qualités de celui du chêne. Il se conserve longtemps à l'air, dans la terre et dans l'eau. On en confectionne des cuviers, des tonneaux, des ba-quets, etc., et ses jeunes branches sont employées pour faire des cerceaux, des échalas, des treillages. On croit à tort que la plupart des belles charpentes qui nous restent du moyen âge sont en châtaignier, car c'est le chêne qui les a réellement four-nies. Comme bois de chauffage, le châtaignier n'est pas très estimé, parce qu'il lance en pétillant de nombreuses étincelles. Il y a des châtaigniers qui acquièrent une gros-seur prodigieuse. » (LARIVE et FLEURY.)
CHATEAU, s. m. T. d'Arch. Au moyen âge, les châteaux étaient des constructions massives, entourées de fossés et fortifiées pour soutenir des sièges. A la Renaissance, les châteaux furent construits dans un style plus élégant; ceux de Chenonceaux, de Chambord, entre autres, datent de cette époque, ce sont de véritables merveilles d'architecture. || De nos jours, on désigne sous le nom de château une habitation construite dans certaines conditions d'élé-