Les corrections apportées à la table des densités des mélanges d'alcool et d'eau sont notables. Elles ne portent, il est vrai, que sur la quatrième décimale des nombres, la densité de l'eau étant 1; elles sont suffisantes cependant pour entrainer des différences supérieures parfois à 1 centième entre les indications des alcoomètres construits d'après chacune des tables de 1824 et de 1884.
Nous reproduisons ci-après la table fournie par le décret du 27 septembre 1884.
Les prescriptions relatives aux alcoomètres centésimaux, qui doivent être construits d'après les données de la table précédente, modifient beaucoup le caractère des instruments employés antérieurement. Jusqu'en 1884, les alcoomètres centésimaux d'usage courant comportaient, comme le rapportent les notions préliminaires du Codex de 1884 (p. 10), une tige comprenant dans sa graduation des 100 degrés de l'échelle centésimale. Le règlement actuel rend impraticable l'usage de semblables instruments. Le décret de 1884 a décidé, en effet, que le flottcur de l'alcoomètre ou carène doit être cylindrique, que la tige doit avoir une section circulaire d'un diamètre au moins égal à 5 millimètres, enfin que le volume de la carène doit être tel que la tige cylindrique portant la graduation s'enfonce de 5 millimètres au moins par degré alcoométrique. D'après la dernière condition, la longueur de la tige d'un instrument portant, en entier, la graduation centésimale ne peut être inférieure à 50 centimètres, ce qui rend pratiquement impossible l'emploi des alcoomètres à échelle entière. On a été conduit dès lors à construire les alcoomètres par séries, chaque instrument de la série correspondant à une section de l'échelle; les séries de trois instruments sont les plus usitées. Les alcoomètres centésimaux ne peuvent être mis en usage qu'après avoir été vérifiés et contrôlés par un