décomposé, et laisse refroidir après avoir bouché le tube par ses deux extrémités, ou en maintenant le courant de gaz, afin de prévenir la rentrée de l'air, et par suite la réoxydation du métal.
L'oxyde qu'il emploie de préférence, est le safran de mars apéritif, ou l'éthiops martial. Le colchotar, retenant presque toujours une forte proportion de sulfate de fer indécomposé, fournirait un mélange de fer métallique et de sulfure de fer.
La poudre de fer, de quelque manière qu'on l'ait obtenue, doit être conservée dans des flacons parfaitement secs, et bien bouchés, en raison de sa très grande altérabilité par l'air humide.
Du Zinc (Zn).
Le zinc est solide, blanc bleuâtre, lamelleux, plus malléa- ses propriétés, ble que ductile, peu tenace, moins dur que le fer et plus dur que le plomb, d'une densité de 7,1; fusible au-dessous de la chaleur rouge, en produisant une flamme brillante et des flocons neigeux d'oxyde, si l'opération a lieu au contact de l'air; volatil au rouge blanc, soluble à la température ordinaire, et avec dégagement de gaz hydrogène, dans les acides sulfurique faible et chlorhydrique.
Ses dissolutions sont incolores et présentent les caractères indiqués à l'article Oxyde de zinc.
On l'extrait des minerais désignés par les minéralogistes, son extraction, sous les noms de calamine et de blende. Le premier est un mélange de carbonate et de silicate hydratés, le second un sulfure.
L'opération consiste essentiellement :
Dans le premier cas, à calciner la calamine, d'abord seule, afin d'en dégager l'eau et l'acide carbonique, ensuite avec du charbon; et cette fois, tantôt dans des tuyaux en terre disposés de telle sorte que le zinc réduit s'échappe en vapeurs par leurs ouvertures supérieures pour se condenser en dehors, tantôt dans des creusets fermés en dessus, et percés en dessous d'une