ble encore, ne devait, dans tous les cas, répondre que très im-
parfaitement à celle du safran de mars apéritif que nous venons
d'étudier.
Du Safran de Mars astringent.
Ses propriétés.
Le safran de mars astringent est pulvérulent, sans odeur, sans saveur, d'un brun noir, non magnétique, inaltérable par la chaleur et par l'air, soluble sans effervescence dans l'acide chlorhydrique, mais moins aisément que le précédent en raison de sa plus forte cohésion. Sa dissolution offre du reste aussi, les réactions propres aux sels de fer au maximum d'oxydation.
Sa préparation.
Autrefois, on le préparait en calcinant au contact de l'air, avec le soin de renouveler fréquemment les surfaces, le produit de la pulvérisation des battitures, c'est-à-dire de cette matière sous forme lamellaire et très cassante, qui se produit lorsqu'on bat le fer rouge.
Ces battitures que nous savons être du sesquioxyde protoxydé, absorbaient l'oxygène et finissaient par se convertir en sesquioxyde.
Aujourd'hui, afin d'obtenir un produit plus divisé, moins compacte, on chauffe au rouge dans un vase qui permet à l'air d'intervenir, par exemple, dans un têt, le safran de mars apéritif.
Il abandonne son eau d'hydratation, l'acide carbonique qu'il aurait pu retenir; et le protoxyde qu'y aurait laissé l'action incomplète de l'air, y passe peu à peu à l'état de peroxyde.
On pourrait remplacer le safran de mars apéritif par l'hydrate de peroxyde; alors l'opération pourrait se faire dans un creuset, et n'aurait d'autre résultat que de dégager l'eau d'hydratation.
Le safran de mars astringent se trouve, par conséquent, n'être què du sesquioxyde de fer anhydre comme le colcothar.
Toutefois son mode particulier de préparation modifie ses propriétés physiques, plus spécialement sa couleur, et ne lui permet pas de contenir des traces de sous-sulfate de peroxyde.