Verse-t-on l'iodure de potassium dans l'azotate; l'excès d'acide azotique, indispensable à la solution de celui-ci, que l'eau seule ferait en partie passer à l'état de sous-azotate, commence par décompenser l'iodure alcalin, met à nu de l'iode en oxydant le métal, et de là, encore, du biiodure, ou du moins un mélange de proto et de biiodure.
Que si, pour prévenir cette altération de l'iodure, cette mise en liberté de l'iode, on faisait usage d'une dissolution de proto-azotate de mercure aussi peu acide que possible, ce serait du sous-azotate de mercure, qui se viendrait ajouter au précipité de protoiodure.
Pour obtenir le biiodure, on fait dissoudre séparément, dans une grande quantité d'eau distillée, 100 parties d'iodure de potassium et 80 parties de bichlorure de mercure.
On mélange les deux dissolutions, on laisse déposer, on lave par décantation le dépôt formé, jusqu'à ce que les eaux de lavage n'entraînent plus rien, et par conséquent cessent de troubler l'azotate d'argent; on le fait sécher comme son analogue, entre des feuilles de papier non collé, et on l'enferme dans des flacons à l'émeri, que l'on place à l'abri de la lumière.
Peu importe que l'on verse l'iodure dans le chlorure ou le chlorure dans l'iodure; seulement on observe :
Dans le premier cas, qu'au moment de la première affusion, il se produit un précipité rouge que l'agitation fait disparaître;
C'est qu'il se forme entre le biiodure produit tout d'abord, et le bichlorure indécomposé, une combinaison très soluble;
Que par l'addition d'une proportion plus considérable d'iodure alcalin, un autre précipité d'un rouge pâle et persistant se reproduit;
C'est qu'il se forme une combinaison d'iodure et de chlorure de mercure avec excès de biiodure, insoluble dans l'eau;
Qu'enfin, le précipité présente la teinte rouge caractérisque du biiodure de mercure, et continue de persister, quand l'iodure de potassium est en léger excès.
Son addition successive a nécessairement amené la décompo-
Préparation du biliodure.