pose sur deux montants M, qui lui permettent de recevoir un mouvement de bascule, en saisissant la poignée N.
La dissolution y est favorisée par la pression que produit l'accumulation du gaz dans la région supérieure, et par l'agitation que de temps à autre on fait éprouver au mélange d'eau et de gaz qu'il contient.
On soutire l'eau gazeuse par un robinet fixé à l'une des extrémités du tube O, lequel plonge au fond du cylindre; le liquide monte dans ce tube, pressé qu'il est par le gaz dont on entretient la pression égale, quoique l'espace croissant devant lui, et sa déperdition tendent à la diminuer, en laissant de temps à autre couler une petite quantité d'acide sur le carbonate de la bonbonne.
A la fin de l'opération, le gaz qui se trouve remplir seul le cylindre II est perdu (600 litres pour un cylindre de 100 litres de capacité, fonctionnant sous une pression de 6 atmosphères), à moins qu'on ne l'utilise d'une manière quelconque, par exemple, qu'on ne le reconduise sous un gazomètre, à l'aide d'un tube s'adaptant à la partie la plus relevée du cylindre, et par lequel il s'échapperait au fur et à mesure que celui-ci se remplirait d'eau.
Des avantages et des inconvénients des appareils précités.
Les appareils que nous venons de décrire offrent des avantages et des inconvénients qui les font préférer les uns aux autres dans les fabriques d'eaux minérales, suivant la nature des opérations qu'on y pratique le plus habituellement.
L'appareil de Bramah a, sur les appareils de Genève et de Barruel, l'avantage de rendre possible la fabrication alternative d'une petite et d'une grande quantité d'eau gazeuse, attendu la petitesse de son réservoir qu'il est possible d'alimenter indéfiniment; celui encore de permettre une fabrication continue, attendu qu'il n'est pas nécessaire d'interrompre l'opération pour remplir ce même réservoir; par contre, l'inconvénient d'être moins propre qu'eux à la préparation des eaux minérales nécessitant l'emploi de précipités, et parce que le contact du gaz avec le liquide s'y prolonge moins longtemps, en raison même de la moindre capacité du réservoir, et parce que les matières solides altèrent le corps de pompe, d'ailleurs peuvent ne pas se soutirer uniformément.