Du bleu de Prusse du commerce. Le bleu de Prusse du commerce retient presque toujours à l'état de simple mélange, des sels que des lavages incomplets y ont laissés, de l'oxyde de fer, provenant et de ce que le cyanure alcalin que l'on fait servir à la décomposition du sel de fer, est celui qui s'obtient par la calcination des matières animales avec le carbonate de potasse, sans que des cristallisations l'aient privé de l'excès d'alcalis et de la transformation par l'air du proto-cyanure en sesquicyanure et en peroxyde, surtout de l'alumine, parce qu'il est d'usage d'ajouter de l'alun au sulfate de fer, afin que l'alumine précipitée par l'excès d'alcali, se mêle au bleu de Prusse proprement dit, et augmente la masse du précipité.

On ne saurait donc le substituer au bleu de Prusse pur, mais il lui est presque complètement identique, quand son ébullition dans l'eau fortement acidulée, l'a privé de l'alumine et de l'oxyde de fer interposés.

Du bleu

de Prusse

soluble.

Quant au bleu de Prusse soluble des chimistes, il diffère davantage encore du bleu de Prusse des pharmaciens; car c'est une combinaison decyanure de potassium, de proto et de sesqui-cyanure de fer.

Au reste, en thèse générale, le pharmacien devra se défier, même des procédés en apparence les plus capables de fournir identiques des préparations du genre de celles que nous venons d'étudier, précisément en raison de la tendance singulière que les cyanures ont à s'unir les uns avec les autres.