saturer par l'acide azotique, qu'à recueillir le chlorure d'argent qu'elles laisseraient déposer, et finalement, qu'à déduire par le calcul, du poids du chlorure d'argent obtenu, le poids du chlorure de sodium de la décomposition duquel il proviendrait.
Un atome de chlorure d'argent pèse 1794,25
— de sodium ;— 733,55
100 parties de chlorure d'argent représenteraient, par conséquent, 40,89 de chlorure de sodium.
Essais du Chlorure de sodium.
(Sel marin.)
Le sel marin du commerce, a différentes origines, il provient :
De l'exploitation des mines de sel gemme, de l'évaporation des eaux de la mer et de certaines sources salées;
Du traitement des soudes de varechs dont on extrait l'iode;
De la fabrication de l'azotate de potasse ou salpêtre, et parce que les matériaux salpétrés en renferment naturellement, et parce qu'il s'en produit durant l'opération.
Le sel gemme est très sensiblement pur, le sel des eaux de la mer, auquel on peut assimiler celui des sources salées, contient quelquefois
De l'iodure de sodium, du chlorure de potassium, du sulfate et du chlorhydrate de magnésie, du sulfate de chaux, même du carbonate de chaux et du sable, provenant du sol sur lequel les tas de sels ont été déposés.
Toutefois, lorsqu'il renferme ces sels étrangers, la proportion en est tellement faible, qu'il faut, par exemple, pour y trouver des traces sensibles de potasse, de magnésie ou d'iode, commencer par en faire dissoudre 5 ou 6 kil. dans l'eau, en retirer par évaporation et cristallisation les 11/12 environ, et concentrer dans le dernier douzième, la totalité des sels de magnésie et de potasse, la totalité de l'iodure alcalin précédemment répartie dans toute la masse.
Au contraire, le sel marin des soudes de varechs, et celui des salpêtriers, renferment, on peut dire constamment, le premier, de l'iodure et du chlorure de potassium, du sulfate de potasse sans sels de magnésie (ceux-ci n'ayant pu exister con-