traction, se borne, dans les circonstances au milieu desquelles nous nous supposons placés, à dilater les matières, et surtout à favoriser :
1° La vaporisation des liquides volatils et de certains solides, tels que le carbonate d'ammoniaque et l'iode;
2° L'expansion des gaz tenus en solution; il favorise notamment l'expansion du gaz chlorhydrique, du gaz ammoniac, dans l'acide chlorhydrique et l'ammoniaque liquides; et davantage encore celle du gaz carbonique dans les eaux gazeuses, attendu son peu de solubilité.
3º L'efflorescence des sels, parce que le pouvoir hygrométrique de l'air, et par suite sa tendance à dessécher les corps humides, croît avec la température ;
4º L'absorption de l'oxygène, et celle du gaz carbonique par les corps susceptibles de les absorber, de là, l'oxydation des métaux si lente à la température ordinaire, si prompte à une température élevée.
Les vases enfin, peuvent ne pas être sans action sur les substances qu'on y renferme, la preuve en est :
Que des vases en métal seraient profondément attaqués par le chlore et par l'iode, qui tous deux se combineraient avec le métal; par les acides sulfurique et azotique qui, tous deux, l'oxyderaient seulement ou le feraient passer à l'état de sel, suivant que l'oxyde une fois formé, pourrait ou non se combiner avec la portion d'acide indécomposé. Des vases en étant seraient seulement oxydés par l'acide azotique, des vases en plomb seraient par lui convertis en azotate;
Que des vases en verre pourraient être attaqués par l'acide fluorhydrique dont on a, dans ces derniers temps, préconisé l'usage control'engorgement des voies aériennes, par des fausses membranes qu'il dissout.
Que des vases en bois, que des bouchons en liège, seraient inévitablement corrodés, et par le chlore, et par l'iode, et par les acides sulfurique et azotique, en raison de l'action décompo-sante qu'ils exercent sur presque toutes les matières organiques.
Influence des vases.