EXPLICATION DES FIGURES

CONTENUES DANS LES PLANCHES 142 ET 143

Vraisemblablement, tout ce que nous possédons de culture, de civilisation, d'art, de science, de morale et de progrès, résulte simplement d'un lent et pénible développement, d'une ascension accomplie par l'homme de degrés en degrés, de connaissance en connaissance, à partir d'un état grossier, bestial, à travers des laps de temps si énormes, qu'en comparaison la durée de notre existence individuelle est celle d'un éclair.

L. BÜCKNER.

Dans la planche 142, est un arêtier ogival en voûte d'arête sur un plan hexagonal.

A première vue, le tracé de cet arêtier, celui de l'élévation géométrale notamment, semble hérissé d'insurmontables difficultés, alors qu'il n'en est rien. Et nous sommes convaincu d'avance que le lecteur, avec un peu d'attention et de bonne volonté, comprendra lui-même combien il est facile de triompher des obstacles ou des choses qui, par manque d'observation, d'examen ou de raisonnement, et malgré leur apparence de complication, sont, en soi, généralement des plus simples. Voyez plutôt : faites d'abord le tracé du plan (fig. 1) suivant les dimensions demandées, en ayant soin, bien entendu, d'y indiquer la retombée, c'est-à-dire l'épaisseur et la largeur des archivoltes ogivales des faces, celle des arêtiers et des chevrons de forme ogivale également, puis la projection de l'une des courbes des archivoltes de face (fig. 2), dont il est facile de concevoir le tracé sans autre explication; et, après avoir déterminé le profil de l'un des arêtiers indiqué en P, envoyez, de tous les corps de moulures de celui-ci, des droites parallèles sur les arêtiers en plan (fig. 1).

Ensuite, à l'exemple de la courbe ogivale (fig. 2), faites le tracé de la projection de l'un des arêtiers (fig. 6), dont les courbes sont décrites des centres m' n' , qui, sur la ligne de base o' z'1 , sont fixés à volonté,