FIG. 412. — Coupe du boléro (dos).
FIG. 413. — Coupe du petit côté du boléro.
FIG. 414. — Boléro (devant avec pince de taille).
FIG. 415. — Boléro croisé à revers tailleur.
les 4 centimètres de descente à l'emmanchure s'augmentent suivant les grosseurs de taille de 1/2 centimètre par 10 centimètres en plus des 65 centimètres de tour de taille.
Apprêt — Le boléro, s'il est court, se coupe régulièrement à 6 ou 8 centimètres de la taille. S'il est long, il finira à 2 centimètres au-dessus de la taille derrière et à 3 ou 4 centimètres au-dessous de la taille devant. Très souvent, et quand il doit supporter des garnitures lourdes, tresses, galon, on l'entoile complètement, dos et devant, avec de la toile de coton que l'on bâtit bien de même forme que le boléro. S'il est fait en tissu très épais, on se contente d'entoiler le demi-devant jusqu'à la pince de poitrine, et de poser une bande en forme dans le bas. La toile de coton est coupée ras au rentré et ne retourne jamais avec le tissu.
Le boléro croise de côté ou ferme au milieu du devant. On peut piquer les coutures en baguettes et garnir le bas et les manches de piqures. La pince est dissimulée sous la garniture. Le bas est souvent arrondi à la fermeture et à la couture du dessous de bras, ainsi qu'au milieu du dos. L'encolure peut se faire comme une encolure de jaquette tailleur. Elle peut être carrée ou ronde, entourée de biais de tissus, de broderies, ou, pour l'été, recouverte d'un col brodé, en toile ou en linon. La doublure du vêtement se taille comme le dessus. La manche se coupe plate ou à fronces, longue ou courte, et se double comme la manche de jaquette.
Boléro pour homme. — Veste courte et droite. On ne le trouve que dans certains costumes régionaux. Il rappelle la veste ancienne du zouave.
Cache-corset boléro. — V. CACHE-CORSET.
BOLET (alimentat.). — V. CHAMPIGNON.
BONBON (alimentat.). — Friandise à base de sucre. Les bonbons, à quelques exceptions près (caramels, pastilles, truffes au chocolat, pâtes de fruits), ne se préparent pas à la maison, mais en usine. Il est néanmoins utile à la ménagère d'en connaître la composition.
Classification des bonbons. — La confiserie ou cuisine du sucre prépare des milliers de variétés de bonbons. Si divers qu'ils soient de forme et d'aspect, on peut les ranger en quatre groupes : dragées, bonbons durs, fondants, pastilles.
Dragées. — Bonbons formés d'un noyau central enrobé de sucre par charges successives d'un sirop à 33° Baumé. Leur fabrication est très complexe. Le noyau central est une belle amande mondée, qui peut être remplacée par une noisette, une pistache, une graine de melon ou de potiron (dragée italienne), une amande d'abricot débarrassée de son amertume par trempage dans l'eau (persicot), ou par un « intérieur » en produit fondant, chocolat, nougat, pâte de fruits, ou même en liqueur enfermée dans une mince pellicule.
Les perles sont de petites dragées à surface rugueuse, obtenue avec un sirop au filé (V. SIROP) enrobant une graine d'anis ou de menthe, un fragment de cannelle, d'écorce d'orange, etc.
Les pralines contiennent une amande qui, après avoir reçu un léger enrobage de sucre, est grillée, puis chargée de couches successives de sucre, auxquelles le mode spécial de fabrication donne l'aspect rugueux.
Bonbons durs ou de sucre cuit. — Préparés avec un sirop au cassé, le sucre y est mélangé, soit par addition, soit par intervention, sous l'action d'un acide, de glucose qui en empêche la cristallisation. La pâte est travaillée au cours de son refroidissement par la- minage, estampage, etc.
Le sucre d'orge provient d'un sirop de sucre fait avec de l'eau et non plus, comme jadis, avec une infusion d'orge. Le sucre de pomme est aromatisé avant la coulée, laminé et découpé en bâtons cylindriques. Le sucre, ou pâte de guimauve, provient d'un sirop aromatisé, additionné d'une dissolution de gomme dans du blanc d'œuf battu : les bulles d'air dont il est émulsionné le rendent opaque. Si on y ajoute du miel et si on y dissémine des amandes, on a le nougat.
Le berlingot se fait avec un sirop parfumé et coloré, ramassé en boule après refroidissement partiel et longuement étiré, ce qui donne au sucre un aspect soyeux. Un passage au laminoir dont les cylindres sont creusés de cavités lui donne la forme voulue.
Les drops, ou bonbons anglais, sont faits d'une pâte à sucre d'orge très acidulée par les acides citrique ou tartrique, et les bonbons fourrés s'obtiennent en interposant, entre deux feuillet de sucre d'orge laminés minces, une couche de confiture ou de pâte fruitée.
Les bonbons candis sont en sucre cristallisé, tels que les œufs de Pâques, formés d'un sirop à 38° Baumé coulé dans des moules en plâtre. Dans les bonbons liqueurs, le sirop, additionné de liqueur, est coulé dans un moule en amidon; ce dernier absorbe l'eau en excès; tout le jus sucré se porte à l'extérieur et cristallise tandis que la liqueur reste au centre.
Bonbons mous ou fondants. — Les fondants se préparent avec un sirop de sucre, additionné d'un sixième de glucose pour éviter la cristallisation, et cuit jusqu'à sursaturation. La crème de sucre obtenue est colorée, parfumée, pétrie, moulée dans l'amidon.
Les pralinés pour intérieurs de bonbons s'obtiennent avec un mélange de sucre, d'eau, de vanille et d'amandes. Pour fabriquer les caramels, on ajoute au sirop du beurre, du chocolat, des sucs de fruits ou des infusions aromatiques.
Les pâtes sucrées sont des mélanges, à poids égaux, de gomme et de sucre dans une infusion de plante aromatique, comme réglisse, jujube, etc.
Bonbons de chocolat. — V. CHOCOLAT.
Pastilles. — Les pastilles des confiseurs (menthe, citron, etc.) ou des pharmaciens (chlorate de potasse, soufre, etc.) s'obtiennent avec une poudre aromatique (ou un sel médical) amalgamé en pâte, par mélange