pression du doigt. L'arrow-root se tire aussi de divers cannas et curcumas, de l'igname, de la patate, et l'on vend encore sous ce nom le tavolo de Madagascar, extrait d'une amaryllidacée; le taro (aroidacée), qui forme la nourriture presque exclusive des indigènes de l'Océanie; et même la fécule ou farine de banane. V. ce mot.
L'arrow-root est un aliment très riche (65 p. 100 de matières hydrocarbonées, 5 à 6 p. 100 de matières azotées), de digestion facile, employé de plus en plus pour l'alimentation des malades et des enfants : en potage lorsqu'on le fait cuire dans le bouillon, ou en bouillie avec le lait.
FÉCULENT (alimentat.). — Se dit d'un aliment riche en fécule, et, en particulier, des graines, des légumineuses : haricots, lentilles, fèves, pois. Ce sont des aliments très nourrissants, mais d'une digestion assez difficile, surtout lorsqu'on n'a pas pris soin de les écraser. V. HARICOT, etc.
FENÊTRE (architect.). — Ouvrage de maçonnerie qui encadre une baie pratiquée dans le mur de façade d'une construction pour éclairer et aérer celle-ci, et recevant la croisée.
Dans une fenêtre, on distingue : les jambages, partie extérieure des montants verticaux de la baie; le linteau, partie horizontale supérieure, qui recouvre le vide de la baie; le tableau, partie intérieure apparente des jambages; la feuillure, petite partie en retrait du tableau et qui reçoit le bâti dormant de la croisée; l'appui, partie horizontale inférieure de l'encadrement de la baie, s'appuyant sur l'allège, partie allégée du mur.
FIG. 1009. — Fenêtre.
A. Fenêtre ordinaire à deux vantaux ; B. Châssais ouvrant ; C. Tabatière ;
D. Fenêtre à guillotine ; E. Fenêtre ouvrant extérieurement ; F. Double fenêtre.
Croisée. — Ouvrage de bois, parfois de fer, destiné à la clôture d'une fenêtre, et se logeant dans une feuillure de la maçonnerie.
Une croisée se compose : d'un cadre fixe, dit châssis dormant ou dormant, et d'un châssis mobile, généralement à deux vantaux, muni de petits bois longitudinaux et transversaux, qui reçoivent des verres.
Les croisées sont ferrées de paumelles (V. ce mot), à raison de trois par vantail, et fermées par des crémones. Les paumelles ont habituellement 0 m. 11, et les crémones 0 m. 016 ou 0 m. 018. Les croisées jouent, dans l'habitation, un double rôle de salubrité : elles lui donnent l'air et la lumière. Elles doivent donc être grandes et avoir notamment le maximum de hauteur possible dans la pièce. V. HABITATION, maison américaine.
Appuis de croisées. — Ouvrages qui recouvrent les allèges des fenêtres et font saillie extérieure sur elles. C'est sur l'appui que portent directement la pièce d'appui et le jet d'eau formant la partie inférieure d'une croisée. Au-dessus de l'appui est la barre d'appui, sur laquelle on s'accoude, et qu'on fixe pour cette raison à 1 mètre au-dessus du niveau du parquet de la pièce.
L'appui est le plus souvent en pierre, mais on en fait aussi en béton aggloméré, en briques, en bois, en fer et en plâtre.
Un appui en pierre ou en béton aggloméré doit être fait d'une seule pierre, c'est-à-dire sans joint.
La pierre dure ou demi-dure doit être employée à l'exclusion de la pierre tendre, celle-ci étant trop faible pour résister à l'action de l'eau et des gelées. On ne peut employer le plâtre que dans certains pays: encore est-il alors préférable de l'additionner d'un tiers de chaux et doit-on le recouvrir de zinc. Dans la région parisienne, riche en plâtre, celui-ci s'emploi à l'extérieur et y résiste assez bien. Le béton aggloméré, qui devient extrêmement dur, forme d'excellents appuis de croisées, d'un prix peu élevé. On peut aisément d'ailleurs les faire soi-même. Dans les petites constructions à bon marché ou rurales, on a parfois recours aux briques; en ce cas, il convient de les choisir bien cuites, de les sceller et rejointoyer avec de bon mortier de ciment, et de les incliner le plus possible vers l'extérieur. Les appuis en briques sont peu coûteux.
Différents systèmes de croisées. — La fenêtre que l'on rencontre le plus fréquemment en France est celle à deux vantaux (fig. 1009, A), c'est-à-dire à deux châssis pivotant verticalement et se joignant au milieu de l'ouverture. Il existe encore des fenêtres à bascule (fig. 1009, B), généralement plus larges que hautes, pivotant autour d'un axe horizontal, qu'on trouve dans les ateliers, buanderies, etc.; des châssis à tabatière (fig. 1009, C), réservés à l'éclairage des greniers; des fenêtres glissantes ou roulantes constituées par un châssis glissant à droite ou à gauche dans des coulisses horizontales; fenêtres à guillotine, généralement adoptées en Angleterre (V. HABITATION, maison anglaise). Ce dernier modèle est formé de coulisses verticales, pratiquées dans les montants, et où glissent deux châssis équilibrés par un système de poulies et de contrepoids (fig. 1009, D). Les deux châssis peuvent être tous deux relevés ou tous deux abaissés; cette dernière position permet l'aération de la pièce par le haut. Ce système de fenêtre présente certains avantages : elle n'encombre pas l'intérieur de la pièce lorsqu'on l'ouvre, et on peut placer contre elle une table de travail, une commode, des sièges, sans être obligé de déplacer ces meubles pour ouvrir; les courants d'air et les coups de vent ne peuvent faire battre cette fenêtre ni l'ouvrir ou la fermer plus qu'on ne veut. Mais ce système a l'inconvénient d'être compliqué et assez cher. Les Américains cherchent à obtenir les mêmes avantages avec des fenêtres à deux battants s'ouvrant vers l'extérieur, et munis de systèmes spéciaux (fig. 1009, E) qui les retiennent et les fixent solidement au point d'ouverture désiré. Dans les pays à climats extrêmes, de même que sur le littoral, on emploie beaucoup la double fenêtre, qui isole parfaitement; elle peut servir aussi à atténuer, dans les