FIG. 1091.— Dessins figuratifs des insectes gravés sur la petite bigorne de Paris.

1. Anthia; 2. Carabe monitis; 3. Fourmi; 4. Copris; 5. Perce-oreille; 6. Fulgore; 7. Staphylin; 8. Clairon; 9. Sauterelle; 10. Charançon; 11. Frelon; 12. Scarabée; 13. Libellule; 14. Capricorne; 15. Mante; 16. Hercule; 17. Mormolis.

FIG. 1092. — Modèles des marques au poids sur un anneau de chaîne et sur le cliquet d'un bracelet. (Les chiffres indiquent le nombre de grammes.)

FIG. 1093.— Poinçons en usage de 1809 à 1819.

Or : 1, 2, 3. Poinçons de titre ; 4, 5. Poinçons de garantie (bureau de Paris). Argent : 6, 7. Poinçons de titre : 8, 9, 10. Poinçons de garantie (bureau de Paris). A cette époque, les objets devaient porter trois poinçons : le poinçon de maître, le poinçon de titre et le poinçon de garantie (ces deux derniers ont été fusionnés en 1838).

même type depuis 1838, sauf une petite marque distinctive pour chacun d'eux. La figure 1098 reproduit les différents poinçons employés en France pour les objets d'or et d'argent.

Contremarque. — Lorsqu'on frappe au marteau le poinçon sur l'objet, celui-ci est placé sur une petite bi-gorne finement gravée de dessins d'insectes (fig. 1091), qui sont marqués ainsi, par contre-coup, sur le revers de l'objet. Cette contremarque augmente la garantie.

Poinçon de remarque. — C'est une tête de rhinocéros, appliquée de 10 centimètres en 10 centimètres sur les anneaux des chaines.

Poinçons de marque au poids. — Ils s'appliquent sur l'anneau plein ou sur le cliquet de fermeture des chaines et bracelets. Suivant le point où elle est placée sur l'anneau ou le cliquet, une tête d'aigle indique que l'objet pèse 1, 2, 3, 4 ou 5 grammes. Les objets pesant de 5 à 9 grammes exigent deux têtes d'aigle : une chaîne pesant 7 grammes est marquée d'une tête d'aigle au point 2 (à gauche du diamètre horizontal de la chaîne pendue) et d'une autre au point 5. Une tête de rhinocéros indique les décagrammes. Des combinaisons analogues existent pour le cliquet (fig. 1092).

Objets en platine. — Depuis 1912, ils portent des poinçons spéciaux (fig. 1097).

Objets doublés, plaqués ou dorés. — Ils sont frappés d'un poinçon de maître, de forme spéciale (fig. 1098, n°s 25, 26), mais ne portent pas de poinçon de garantie.

Présence de ressorts; objets bourrés, etc. —

Les ouvrages en métal précieux dans lesquels les mé-

FIG. 1094. — Poinçon de la communauté des orfèvres parisiens garantissant le titre (1786).

FIG. 1095.— Poinçons du fermier d'im-pôt (1791).

Poinçons de charge : 1. Argent ; 2. Or, appliqués à la réception des objets. — Poinçons de décharge : 3. Argent ; 4. Or, appliqués après le poinçon de la communauté et justifiant de l'acquit de l'impôt.

FIG. 1096.— Poinçons de recense (1838). Tête de girafe et tête de dogue.

FIG. 1097. — Poinçons destinés aux objets de platine (circulaire des Contributions indirectes du 21 déc. 1912).

1. Tête de chien, sur les objets de fabrication nationale ; 2. Tête de jeune fille, objets exportés ; 3. Mascaron, pour les objets importés.

canismes ou ressorts sont faits avec des métaux ou des alliages ordinaires, portent, à côté du poinçon de maître « mécan ».

Lorsque les ouvrages en métal précieux sont creux et bourrés, à l'intérieur, de matières diverses, ils portent, à côté du poinçon de maître, la marque « bourré ».

Pour les ouvrages qui renferment des métaux ou alliages quelconques avec des métaux précieux, ils doivent porter la marque « m. d. » (métaux divers).

Bijoux anciens. — Les pièces d'orfèvrerie et bijoux fabriqués de 1672 à 1789 portent une double marque : celle de la corporation, garantissant le titre; celle du fermier de l'Etat, portant acquit des droits (fig. 1094, 1095). Les anciens poinçons permettent de fixer la date de fabrication d'une pièce. D'autres poinçons furent créés sous la Révolution (fig. 1093), puis sous l'Empire. De 1809 à 1838 les objets devaient porter trois poinçons : de maître, de titre et de garantie; ces deux derniers ont été fusionnés en 1838.

Enfin, les bijoux antérieurs à cette date sont presque tous frappés d'un poinçon de recense, qui consiste en une tête de girafe pour les gros ouvrages d'or et d'argent; en une tête de dogue, pour les petits (fig. 1096). La frappe d'un poinçon de recense sur tous les objets