de saison (poires, pommes, pêches, abricots, bananes, oranges, pelés et émincés. Ajouter des fruits rouges entiers : cerises, groseilles. Saupoudrer de sucre; arroser de kirsch et de marasquin (ou de toute autre liqueur, selon le goût). Décorer avec des fraises, des grains de raisin blancs et noirs, des amandes mon- dées, etc. Laisser macérer une heure. Cette macédoine, qui peut aussi être préparée avec des fruits conservés au sirop, est meilleure si on la met à rafraîchir quelque temps sur de la glace pilée.

MACÉRATION (économie, domestique). — Opération qui consiste à laisser un corps dans un liquide froid jusqu'à ce que ses parties solubles soient dissoutes. Le liquide chargé de ces principes se nomme macéré ou macération.

La macération est une opération souvent pratiquée dans le ménage, par exemple dans les préparations des cornichons et des pickles, des marinades, des fruits à l'eau-de-vie et des liqueurs, et de certains médicaments (vin de quinquina, etc.).

MACFARLANE (vêtement). — Manteau sans manches, ayant, de chaque côté, une ouverture pour passer les bras, sur lesquels retombe une pêlerine descendant jusqu'à la ceinture.

MACHE (horticult., alimentat.). — Plante annuelle à petites fleurs blanc bleuâtre, abondante à l'état sau-

vage dans les champs (fig. 1354). On en-cultive dans les jardins plusieurs variétés améliorées.

La valérianelle potagère, ou mâche, doucette, vient en tout-terrain, et même parmi les autres légumes, auxquels elle ne nuit pas. Semez clair, à la volée, dès la fin de juillet; enfouissez la graine au râteau; et récoltez dès octobre. Un nouveau semis en septembre donnera des produits en hiver et au printemps. Les meilleures variétés sont : la mâche à feuilles rondés, bonne et très productive; et la verte a cœur plein, un peu moins productive, mais plus ferme, meilleure.

FIG. 1354. — Mâche.

a. Jeune plante ; b. Fleur.

Usages. — La mâche, sauvage ou cultivée, est une bonne petite salade d'hiver, un peu fade, mais agréable et saine. On la sert ordinairement mélangée avec de la betterave cuite ou du céleri à côte.

N'achetez que des mâches fraîches, à tige et feuilles ni flétries, ni tachetées de brun. La mâche fournit environ 10 p. 100 de déchets à l'épluchage.

MACHINE (économ. domestique). — Appareil combiné pour permettre d'effectuer un travail mieux et plus rapidement qu'à la main.

La nécessité de gagner du temps, la difficulté de plus en plus grande de trouver du personnel domestique, ont fait passer peu à peu l'emploi de la machine de l'usine au ménage. Depuis un demi-siècle, la machine à coudre s'est répandue beaucoup dans les ménages, même très humbles. Les machines à laver le linge, à laver la vaisselle, à nettoyer, à hacher les aliments, etc. (V. BLANCHISSAGE, VAISSELLE, ASPIRATEUR DE POUSSIÈRES, BALAI, etc.), déjà très répandues, figureront bientôt dans tous les intérieurs un peu aisés. Elles offrent de précieux avantages : elles abrègent la durée de besognes indispensables, mais, il faut bien le dire, fastidieuses ; elles en suppriment les inconvénients et les dangers au point de vue de l'hygiène ; enfin elles réduisent au minimum la fatigue, car il devient facile de remplacer le moteur humain par le courant électrique, puissant, discipliné et peu coûteux.

MACHINE A COUDRE. — La machine à coudre, indispensable pour les travaux de couture, devrait se trouver dans toutes les familles.

Elle est d'origine française. Elle comprend de nombreux modèles, qui peuvent se classer en deux catégories : les machines à main et les machines à pied.

Machines à main. — Les machines à main présentent deux modèles courants : le modèle à faible rendement, c'est-à-dire à débit ordinaire; et le modèle à rendement supérieur, c'est-à-dire à débit plus rapide.

Modèle à faible rendement. — La première de ces machines dite à faible rendement (tabl. XXXVII, 1) est munie d'une manivelle directement adaptée aux engrenages qui actionnent l'arbre ; cet arbre fait d'une part fonctionner l'aiguille et le tendeur portés par le bras de la machine, et d'autre part la navette placée sous le plateau.

Comme toutes les machines, elle est montée sur socle de bois ou de fonte; elle se compose des pièces énumérées ci-après.

Nomenclature des pièces d'une machine à main, modèle à engrenage et à navette tubulaire. — Exterieur côté droit. — Socle de la machine, bras, arbre, roue dentée, poignée démontable, avec sa vis extérieure.

Exterieur côté gauche. — Plaque de recouvrement, cœur, barre-aiguille, pied presseur, pied-de-biche, porte-aiguille, plaque coulisse, plaque aiguille, griffe, broche régulatrice du presse-étoffe, œillet passe-fil, tendeur, porte-bobine.

Intérieur de la machine. — Sous le plateau (tabl. XXXVII, 2) se trouve une pièce, l'excentrique, qui, fixée à la bielle, fait aller et venir le porte-navette. Celui-ci passe dans la glissière. Le tout est fixé au socle de métal ou de fonte et se trouve protégé des poussières en dessous par l'égouttoir ; celui-ci reçoit les gouttes d'huile qui ne manquent pas de tomber après chaque graissage. Il est bien entendu que tout ce qui touche une machine à coudre est très délicat, et qu'il faut une grande habitude pour pouvoir se rendre compte immédiatement des quelques défectuosités qui peuvent y survenir.

La navette tubulaire de cette machine est d'un modèle ouvert en forme de nacelle, où vient reposer la canette. Celle-ci y est maintenue par un ressort. La canette est la petite bobine de métal sur laquelle s'enroule le fil; l'enroulement se fait mécaniquement avec l'appareil appelé dévidoir (tabl. XXXVII, 10).

Le dévidoir de cette machine est adapté au côté de la roue (côté droit de la machine, partie extérieure). Il se compose de deux molettes, dont une filetée prenant dans la roue dentée de la manivelle; dans l'autre molette, simple, se trouve un ressort qui donne la tension nécessaire pour maintenir la canette pendant le travail. Le guide-fil, placé à l'avant du dévidoir, permet le roulage régulier du fil sur la canette.

Dans la marche de cette machine, la navette glisse, dans un petit couloir ou glissière, de droite à gauche et de gauche à droite; le trajet qu'elle fait est assez long, de là son faible rendement.

Modèle à double rendement. — Il existe une machine, semblable en tout point, comme construction et fonctionnement, à la machine décrite plus haut, mais dans laquelle la manivelle actionnée à la main agit sur les engrenages de la machine par l'intermédiaire d'un train d'engrenage supplémentaire appelé annexe de vitesse. Cet appareil donne, comme son nom l'indique, plus de vitesse au point, c'est-à-dire que, pour le même travail, il faut donner moins de tours de manivelle.

Tubulaire vibrante. — Il existe parmi les machines à main un modèle plus fort et mieux conditionné, appelé tubulaire vibrante. La navette tubulaire vibrante (tabl. XXXVII, 3) de cette machine est placée dans un porte-navette, qui, monté sur pivot de marche allant d'avant en arrière, fait moins de trajet que dans le premier modèle, donne une marche plus rapide, et, dé ce fait, plus de régularité au travail. Ce modèle a, de plus, le grand avantage de ne reposer dans aucune glissière et de s'user moins rapidement.

La machine à main à navette tubulaire vibrante est donc à recommander, puisqu'elle donne vitesse et finesse de travail. Elle peut, à volonté, être montée sur table ou sur pied. Les fabricants et les grands magasins ont d'ailleurs adopté ces modèles à main et à pied. La figure 1355 montre la navette de cette machine et la manière d'y placer la canette.

Si la machine à main n'est pas la machine forte par excellence, elle est précieuse à la femme d'intérieur, qui ne dispose que d'un local restreint, et à la femme du colon, qui se déplace et voyage avec le minimum de bagages. Tenant peu de place, cette machine s'enferme dans un coffret et se transporte aisément, comme tout autre bagage à main.

Machines à pied. — Les machines à pied sont de trois forces différentes : la machine de famille et in-