la souricière (fig. 1759,1), garnie de farine, de graines de soleil oude citrouille, que la souris ne peut atteindre qu'après avoir rongé les fils qui tendent les ressorts dont la détente brusque l'étrangle ; les pièges à ressorts circulaires, à palette, à dôme, les pièges à mâchoires carrées ou arrondies, avec ou sans dents, pourvus ou non de chaines d'attache (fig. 1759,3 à 9);
b) Assommoir. Le commerce en livre de nombreux types (fig.1759,2,10,12,15). Pour établir soi-même un quatre de chiffre : sur 3 petits morceaux de bois, assemblés en forme de 4 à l'aide de crans, poser une planche chargée d'un pavé ou d'un gros livre. En voulant saisir l'appât, fixé à l'extrémité de la branche horizontale, le rongeur ébranle l'échafaudage, qui l'assomme. La figure 1759,17 représente un dispositif différent: dès que l'animal touche la petite planchette, reliée à la planche-assommoir par une cheville attachée à une ficelle, la planche, chargée d'une grosse pierre, tombe et assomme le visiteur ;
c) Bascule. Remplir d'eau, aux deux tiers, une terrine, vernissée intérieurement; la recouvrir à moitié d'une planchette, ou d'une lame de tôle, sur laquelle vient s'appuyer, d'une part, une planchette formant passerelle ; d'autre part, une autre planchette formant bascule, et à l'extrémité de laquelle a été fixé un morceau de lard.
La ratière automatique (fig. 1759, 14) du commerce est un perfectionnement du piège précédent. L'animal, attiré par de la farine placée près de l'entrée, passe sur un pont-bascule, qui fait retomber la trappe. Il ne trouve pour issue qu'une cheminée grillagée, dans laquelle il grimpe. Au sommet, un deuxième pont-bascule le précipite dans un réservoir à eau salée, et ouvre en même temps la porte d'entrée, qui alors est prête à accueillir un nouveau visiteur;
d) Trappes. Elles sont à une ou deux entrées, se font en grillage galvanisé ou en bois avec dessus grillagé permettant de voir la prise. Les portes sont à ressort et maintenues soulevées par différents dispositifs (fig.1759, 13). On fait une trappe très simplement avec un bol retourné, dont on fait reposer le bord, par un point, sur une noix percée d'un grand trou, ce trou tourné vers l'intérieur du bol. Dès que la soûris gri-gnote la noix, celle-ci pivote et le bol tombe. On n'a plus qu'à glisser dessous un carton et à le porter au-dessus d'un baquet plein d'eau ;
e) Nasses (fig.1759,16). Elles sont en fil de fer galvanisé ou en laiton, avec deux goulets, dont un à bascule.
3° Poisons chimiques. — Sous le nom de mort aux rats, le commerce livre diverses préparations toxiques qui contiennent, outre le poison, un aliment et des substances odorantes : essence de fenouil, essence de rose, etc., car le rat est attiré par les parfums.
L'arsenic, le phosphore, le carbonate de baryum, la noix vomique, la scille, sont des poisons très actifs. On se procure difficilement les deux premiers. L'emploi des poisons est peu recommandable dans les habitations, car ils peuvent tuer les animaux domestiques; et, de plus, les rats empoisonnés vont mourir dans leurs trous, où leurs cadavres se putréfient. Il vaut mieux employer l'extrait de scille, tiré du bulbe de cette plante ; il est mortel à très faible dose (1/10 de milligramme) pour le rat, tandis qu'il est peu nuisible pour les autres mammifères et inoffensif pour les oiseaux. Le Comité d'hygiène de France recommande les boulettes préparées avec 15 grammes de poudre de scille, 60 de saindoux, 25 de farine. La mort survient au bout de 12 à 48 heures.
4º Poisons mécaniques. — Substances inoffensives par elles-mêmes, mais dont l'absorption détermine une augmentation considérable de volume amenant la mort : par exemple des fragments d'éponge frite, ou un mélange de plâtre et de farine etc. Après l'ingestion, l'animal souffre de la soif, boit et provoque ainsi le gonflement de l'éponge, l'hydratation du plâtre.
FIG. 1759. — Pièges à rats.
1. Souricière : 2. Ratière assommoir ; 3 à 9. Pièges à ressort ; 10. Assommoir en grillage ; 11. Ratière dite anglaise ; 12. Ratière assommoir dite pyramide ; 13. Souricière et ratière à deux entrées ; 14. Ratière automatique ; 15. Assommoir dit quatre de chiffre ; 16. Nasse ; 17. Assommoir
5º Gaz asphyxiants et vapeurs toxiques. — Procédé applicable dans les entrepôts, magasins, navires, et dans les champs contre les campagnols. Injectez du sulfure de carbone dans le sol à l'aide du pal. Brûlez du soufre (V. ce mot). L'enfumage qu'on obtient en brûlant des chiffons humides est insuffisant.
6o Culture de microbes pathogènes. — Applicable en grand. On arrose du blé, ou de petits cubes de pain, avec un bouillon de culture du bacille typhique des rats, ou virus Danysz, livré par l'Institut Pasteur. Inoffensif pour les autres animaux, il est dangereux seulement pour les rats : tous ceux qui ont goûté à l'appât deviennent malades et propagent l'épidémie parmi leurs congénères. Le virus Danysz se vend en tubes, ou en mélange avec la fécule de pomme de terre dans des boîtes en fer-blanc.
RAT DE CAVE. — V. BOUGIE.
RATAFIA. — V. LIQUEUR.
RATE (alimentat.). — On met quelquefois dans le pot-au-feu la rate du bœufet celle du porc; mais celle des divers animaux de boucherie sert surtout pour nourrir les chats et les chiens.
RATINE. — V. LAINAGE, TISSU:
RATION (alimentat.). — Ensemble des aliments nécessaires et suffisants pour assurer l'équilibre du corps et pour entretenir son activité.
La ration doit comprendre une ration fondamentale d'entretien, ration de repos, qu'on peut encore appeler ration de vie. A cette ration fondamentale, qui est tou-