un pied cylindrique de plus petit diamètre. Un petit brûleur à gaz de très faible consommation, pouvant être branchés sur les plus petits compteurs, permet de porter les 30 litres d'eau du réservoir à 100°. Le brûleur étant éteint, toute circulation d'air sur les parties non calorifugées du réservoir se trouve supprimée et l'eau se conserve chaude pendant plusieurs jours dans l'appareil. L'appareil est relié à une canalisation d'eau froide par l'intermédiaire d'un robinet mélangeur fixé sur le haut de la cuve. Ce robinet permet d'obtenir à volonté, par le simple jeu d'une manette, de l'eau froide, de l'eau tiède ou chaude, de l'eau bouillante, exactement à la température désirée. Un robinet distributeur permet de diriger cette eau dans les tubes de projection disposés à la partie inférieure et à la partie supérieure du pa-
FIG. 2016. — Machine à laver la vaisselle S. A. C. A. M. — Machine à eau sous pression, fonctionnant sans moteur électrique avec chauffe-eau dans le socle.
nier tournant porte-vaisselle pour le lavage de la vaisselle. L'eau traverse d'abord un petit réservoir dans lequel on peut mettre un peu de savon ou quelques cristaux de carbonate de soude.
Pour procéder au lavage de la vaisselle, on dispose les assiettes dans le panier tournant, opération rendue très aisée par le couvercle-charnière formant table et par la rotation même du panier. Après avoir fermé le couvercle, il suffit d'ouvrir progressivement le robinet mélangeur pour envoyer de l'eau de plus en plus chaude sur les assiettes, puis de refermer le robinet. Sous l'action des jets d'eau agissant sur les assiettes comme sur les aubes d'une turbine hydraulique, le panier a pris un mouvement rapide de rotation; dès qu'il s'arrête de lui-même, les assiettes sont parfaitement sèches et peuvent être retirées sans avoir recours au moindre coup de torchon; l'opération s'explique facilement: de roue hydraulique qu'il était, le panier est devenu ventilateur centrifuge provoquant une active circulation de l'air; or cette circulation d'air, non seulement rend très rapide le séchage des assiettes, mais expulse au dehors toutes les vapeurs, buées, odeurs se produisant au cours du lavage.
Le lavage et la stérilisation de la vaisselle durent ensemble une minute au maximum ; il suffit de deux minutes pour le séchage. En tout trois minutes pour l'opération du lavage de 24 assiettes. La quantité d'eau chaude contenue dans le réservoir étant suffisante pour trois opérations successives, on peut avec cet appareil, capable de se placer dans les plus petites cuisines, laver, sécher, en moins d'un quart d'heure, 72 assiettes. Les premières eaux de lavage froides et tièdes, qui détachent des assiettes tous les déchets et débris, s'écoulent directement à l'égout. Quant aux dernières eaux du rinçage et de stérilisation qui se déversent sur les assiettes déjà lavées et restent propres, elles peuvent être recueillies dans un récipient quelconque pour être utilisées à tous autres usages.
Comme on le voit, cette machine présente un dispositif très ingénieux pour supprimer le moteur électrique et assurer quand même le mouvement des pièces qu'on veut laver.
Motolaveur S. A. C. A. M. — Le motolaveur est une machine à laver la vaisselle imaginée aussi par M.J.-L. Breton et construite par la société S. A. C. A. M.
Les pièces de vaisselle à laver sont mises dans une cuve galvanisée en tôle emboutie, dont le fond est formé d'une partie conique se raccordant sur le pourtour à une gouttière circulaire en forme de couronne allant en s'inclinant vers une petite cuvette latérale où retombe toute l'eau projetée dans la cuve. Une tige centrale reçoit sur une bille d'acier un tube supportant un panier tournant en grillage, dans lequel sont rangées sur des porte-assiettes en tôle estampée les pièces de vaisselle à laver.
Dans la cuvette latérale débouche la tubulure d'aspiration d'une petite pompe centrifuge actionnée par un moteur électrique de 1/12 de cheval pour la machine de 40 assiettes et de 1/6 de cheval pour la machine de 60 pièces Ce groupe moto-pompe est porté par un support solidement fixé sur l'un des trois pieds tubulaires qui supportent la cuve. La pompe centrifuge refoule l'eau de lavage dans les tubes, d'où elle est projetée sur la vaisselle à laver par une série de trous de 3 millimètres de diamètre.
Les jets lancés par le tube horizontal inférieur sont dirigés verticalement et sont particulièrement destinés à laver les revers des assiettes, ainsi que les tasses et pièces creuses disposées dans le panier tournant. Les jets horizontaux sortant des ajutages qui traversent la paroi de la cuve et les jets lancés par le tube horizontal supérieur sont au contraire légèrement inclinés de façon à balayer la face intérieure des assiettes, tout en provoquant la rotation du panier porte-vaisselle, ce qui amène successivement les différentes pièces à laver sous ces jets. L'eau qui a servi au nettoyage, avant d'être reprise par la pompe centrifuge, traverse une toile métallique fixe qui la débarrasse de ses impuretés. L'eau accomplit donc un circuit fermé, mais les déchets sont arrêtés et ne participent pas à ce déplacement. Un brûleur à gaz disposé sous la cuvette latérale permet de donner à l'eau la température nécessaire, et, pour ne pas chauffer une cuve vide, le robinet d'arrivée de gaz condamne la poignée de manœuvre de la vidange de l'eau.
Pour introduire l'eau de lavage et de rinçage dans l'appareil, on peut, soit la verser avec un récipient quelconque (fig.2018), soit, ce qui est plus commode, l'introduire par un robinet reliant l'appareil à une canalisation d'eau.
Le couvercle de la machine se relève par moitié et se rabat pour former une table où l'on dépose les pièces en attendant
FIG. 2017.— Mise en place des assiettes.
FIG. 2018.—Mise de l'eau.
Motolaveur S. A. C. A. M. (modèle 60 assiettes).