Feuilles et fleurs rongées par une chenille verdâtre.

Pousses enserrées par des toiles fines .... Fruits bruns, puis mous, avec poussière grise (vigne)....

Fruits couverts de pustules grises, pourrissant et se desséchant ....

Fruits verts rongés ....

Fruits mûrs ou presque mûrs, rongés ...

Fruits véreux, tombant avant maturité ...

phalène, pyrale.

teigne.

pourriture grise.

moisissure grise.

escargot, forficule.

fourmi, guêpe, moi-

neau, loir ou lérot.

mouche, pyrale.

VERJUS (alimentat.). — Suc acide que l'on retire du fruit âpre de certaines variétés de vignes cultivées pour cet usage ou de tout autre raisin cueilli vert.

Le verjus entre dans la préparation de certains condiments, comme la moutarde, auxquels il donne une saveur que l'on n'obtiendrait pas avec le vinaigre. Les moutardes fines de Dijon sont au verjus. Il remplace parfois le jus de citron dans les sauces ; on y fait mariner des cerneaux.

Le verjus sert aussi à préparer un sirop employé contre l'obésité (une partie de verjus clarifié pour deux de sirop), mais il est remplacé souvent dans cette préparation par une solution d'acide tartrique.

VERMEIL (connaiss. pratiques). — Argent doré et quelquefois cuivre doré. V. DORURE.

VERMICELLE. — V. PATE, pâtes alimentaires.

VERMIFUGE (médecine us.). — Médicament destiné à provoquer l'expulsion des vers intestinaux.

Les principaux vermifuges sont la santonine, qui est l'alcaloïde du semen-contra (V. ce mot), employée contre l'ascaride ; les graines de potiron, l'extrait éthéré de fougère mâle, l'écorce de racine de grenadier (pelletierine), contre le ténia. Consulter le médecin pour l'emploi.

VERMINIÈRE. — V. VER.

VERMOUT. — V. LIQUEUR.

VERNIS (alimentat.). — Nom vulgaire de la mé-rétrice fauve, grande et belle coquille bivalve, épaisse et luisante. Sa chair est délicate : on la mange crue, ou en hachis comme la coquille de Saint-Jacques (V. ce mot). On pêche le vernis à Brest, au Croisic, à Arcachon. Sur les côtes du Finistère, on le nomme palourde rouge ou grande palourde (fig. 2071).

— économ. domestique. — Enduit décoratif ou protecteur dont on couvre la surface de certains ouvrages, pour les préserver de l'action de l'air, de l'humidité, de la poussière, pour leur donner de l'éclat et du brillant Les laques (V. ce mot) sont des vernis. L'émail qui, en céramique, recouvre l'argile cuite, est aussi un vernis, mais obtenu à chaud. V. ÉMAIL.

Les vernis dont nous nous occupons ici sont appliqués à froid ; ce sont des dissolutions de résines ou de gommes-résines, rarement d'autres corps, dans un liquide approprié qui s'évapore ou se résinifie en laissant sur l'objet une mince pellicule de résine brillante et adhérente, souvent transparente. Les vernis se conservent en flacons bouchés, ou mieux en bidons métalliques.

Classification des vernis. — 1º D'après la résine dominante. — Si l'on prend pour base la résine qui domine, on distingue les vernis au copal ou au dammar, pour les objets délicats; les vernis à la gomme laque, à la sandaraque ou au mastic, qui sont les plus employés. Le mastic donne de l'élasticité aux vernis, la sandaraque leur donne du brillant.

On remplace ces produits par la colophane dans les sortes inférieures; cependant, en choisissant des morceaux de colophane peu colorés, on arrive à obtenir avec cette résine commune de beaux vernis incolores. Les vernis au bitume servent pour métaux, ceux à la gutta-percha, au caoutchouc, au celluloid, au collodion, au camphre, etc., servent à recouvrir des objets très flexibles ou à préparer des vernis hydrofuges; l'addition d'une petite quantité d'huile de ricin augmente leur élasticité;

2° D'après la nature du dissolvant. — Les principaux dissolvants des résines sont les huiles grasses siccatives, l'alcool ordinaire (méthylique, amylique),

l'éther ordinaire (acétique, nitrique), l'acétate d'amyle, l'acétone, la benzine, le chloroforme, le sulfure de carbone, l'essence de térébenthine, les huiles légères de houille, les huiles de résine, etc.

Les vernisgras sont à base d'huile de lin additionnée d'essence de térébenthine : les bonnes sortes contiennent des copals; les inférieures, de la colophane ou de la poix de Bourgogne. Les vernis gras sont les meilleurs : ils

FIG. 2071. — Vernis ou palourde rouge.

doivent être assez fluides pour pouvoir s'étendre au pinceau ; ils ont l'inconvénient de sécher lentement. Ils gagnent en vieillissant.

Les vernis à l'essence de térébenthine contiennent ordinairement des copals, de la térébenthine, de la sandaraque, du mastic en larmes ; ces vernis sèchent plus vite que les précédents, mais ils sont moins solides. Dans les produits à bon marché, l'essence est souvent mélangée de pétrole, d'essence minérale, d'huile de honille ; cette substitution se reconnait à l'odeur. Comme les vernis gras, les vernis à l'essence gagnent en vieillissant.

Les vernis à l'alcool contiennent en dissolution toutes sortes de résines et de gommes : ils se dessèchent très vite, sont très brillants et d'un emploi commode, mais s'écaillent facilement. Ils s'altèrent en bouteille en vieillissant ; s'ils contiennent de l'eau, ils deviennent opaques : on y remédie en jetant dans la bouteille quelques petits fragments de colle de poisson qui absorbent l'eau du vernis sans s'y dissoudre.

Les vernis mixtes sont à l'alcool mélangé d'éther, ou à la benzine, etc., etc.

Les vernis à l'eau sont à base de borax et de résine. On fait dissoudre une partie de borax dans 20 parties d'eau chaude non calcaire et, à cette solution bouillante, on ajoute 3 parties de gomme laque blanche en agitant; la dissolution est assez lente. Laisser refroidir et filtrer.

On peut remplacer le borax par le sel ammoniac.

Mélanger :

Gomme laque blonde.3 parties.
Sel ammoniac.1 partie.
Eau.7 parties.

Laisser en contact 12 heures, chauffer jusqu'à dissolution complète. Ce vernis à l'ammoniaque est très employé par les chapeliers à la place du vernis à l'alcool; il est moins coûteux ;

3º D'après la transparence et la couleur. — Les vernis sont souvent incolores et transparents (vernis blancs), parfois un peu jaunâtres (vernis blonds), mais souvent aussi colorés, soit par des résines ou des gommes (sang-dragon, gomme-gutte), soit par des couleurs solubles (d'aniline et autres) ou par des poudres (noir de fumée, jaune de chrome, etc.). On vend des vernis d'or, des vernis à bronzer, des vernis bleu acier, acajou, noyer, etc. Les vernis « Japon » sont des vernis gras noirs; les vernis « japonais » des vernis noirs à l'alcool;

4º D'après l'emploi. — La composition des vernis diffère aussi selon la matière à laquelle ils sont destinés et les propriétés spéciales qu'ils doivent posséder; un vernis pour le cuir et un vernis pour les meubles n'ont pas les mêmes caractéristiques; le premier recouvre une surface déformable, flexible et doit pos-