besoin de manger pour vivre; mais il ne doit pas non plus vivre pour manger, et il doit toujours observer en tout la plus stricte sobriété. C'est la sûre règle pour conserver sa santé in facte.
On doit toujours se lever de table avec un
restant d'appétit.
La sobriété seule prévient et guérit souvent bien des maladies.
L'intempérance tue ou appesantit nos facultés intellectuelles. Après un repas copieux, on a moins d'esprit dans le cerveau ; on est plus animal et moins homme.
En hiver, une nourriture substantielle ; en été, une nourriture plus légère.
L'estomac est inconstant, l'uniformité le gène, et la Providence semble avoir voulu lui donner raison en nous donnant à chaque saison les aliments qui doivent entrer dans cette variété.
Les aliments malsains et l'intempérance produisent beaucoup de maladies. On ne peut douter que le bon et le mauvais état de la constitution du corps ne dépende presque entièrement du régime. Le régime est donc d'une grande importance pour la santé.
Lorsque les aliments sont altérés, corrompus, falsifiés, on est exposé à de graves dérangements d'estomac ou d'intestins ; on a des vo-missements, on éprouve des dévoiements ; les maladies épidémiques contagieuses, la fièvre putride, n'ont souvent pas d'autre origine. 'L'in-tempérance abrège la vie parce qu'elle irrite les fonctions digestives, empêche leur bonne digestion de se faire et occasionne en outre de nombreuses indigestions. On est sûr d'avoir une heureuse vieillesse et de bien se porter en suivant le principé de ne prendre d'aliments et de boissons qu'on n'y soit sollicité par l'appétit et la soif.
On doit varier les aliments suivant les be-