moyen de brides et contenant un cylindre d qui reçoit, à l'extérieur de la trémie, un mouvement de rotation par le moyen de la manivelle f . Le corps du semoir proprement dit est précédé d'un brancard avec un encadrement supportant l'essieu i des 2 cylindres concaves kk . L'addition de ces 2 rouleaux annonce que le terrain est préparé en billions. Le cheval de tir marche entre la crête des 2 billions L M (fig. 294), dont les arêtes abattues et

Fig. 294.

plombées par les rouleaux présentent la configuration représentée à côté. Les tubes n ouvrent le sol sur l'ados ainsi comprimé, et laissent en même temps tomber la semence dans la rigole qu'il a ouverte; les chaines oo entraînent dans leur marche la terre déplacée par le tube rayonneur et en recouvrent la semence. Ce semoir est regardé généralement comme trop compliqué. Il a cependant l'avantage de communiquer au cylindre alimentaire son mouvement de rotation par une verge en fer qui n'est point sujette à s'alonger ou à se rétrécir par l'effet des variations atmosphériques, comme la corde et le cuir quisont les matières généralement employées dans les autres instrumens de ce genre.

Le semoir de Norfolk (fig. 295), est un ap-

Fig. 295.

Fig. 296.

Fig. 297.

son poids de 220 livres; il est composé de deux trémies dans lesquelles ou dépose la se- mence; dans l'une sont 4 ouvertures, dans l'autre 3, qui se ferment à volonté, quoiqu'en

action, et en pressant un bouton. Ces ouvertures ont chacune 7 trous d'une dimension différente ; on ouvre celui qui est nécessaire à la grosseur du grain que l'on veut semer, ce qui permet d'admettre toutes espèces de graines, menues ou grosses, légères ou pesantes. Ces trous aboutissent à un cylindre qui, par sa rotation, porte la semence en autant de tuyaux descendant au niveau du sol; ces tuyaux sont espacés entre eux de 8 pouces. 7 coutres qui les précédent ouvrent les raies dans lesquelles tombent les grains, et, par

pareil très-ingénieux, mais encore plus compliqué, inventé par les Anglais pour semer le blé. Il est principalement employé dans les sols légers du Norfolk et du Suffolk, où on le préfère à celui de M. Cooke, quoiqu'il coûte le double, parce qu'il est beaucoup plus expéditif, semant une largeur de 9 pieds à la fois.

Le semoir de M. Hugues (fig. 296 et 297), tel qu'il a figuré à l'exposition des produits de l'industrie en 1834, nous paraît l'instrument de ce genre le plus satisfaisant et le plus généralement applicable de tous ceux proposés jusqu'à ce jour. Ce semoir fait en même temps fonctions de herse et de semoir. Sa largeur totale est de 56 pouces, le plus ou moins d'entrure qu'on leur donne, la semence peut être plus ou moins profondément enterrée. Les tuyaux sont suivis d'une petite chaîne trainante terminée par une bride en fer, qui sert à recouvrir les raies ouvertes par les coutres. Les raies sont espacées de 8 pouces. En fermant trois ouvertures intermédiaires, ou ne sème plus que 4 raies à 16 pouces d'intervalle. Il en est de même si l'on veut semer à 24, 32 ou 40 pouces, en fermant les ouvertures par où s'échappent les semences, qui peuvent être répandues avec cet instrument sur 4 hectares par jour. Sur le devant se trouve une autre trémie qui est de la largeur entière du semoir: elle sert à