Fig. 615.
La rapidité avec laquelle il accomplit les diverses phases de sa végétation, rapidité si grande qu'il n'est pas rare de le voir épiller deux fois la même année, lorsqu'il a été fauché de bonne heure une première fois, rend assez difficile de l'allier avec d'autres gramens ; cependant il en est, tel que le raygrass, la houque et diverses bonnes espèces, qui arrivent à leur point de fauchaison lorsque les tiges du vulpin des prés sont encore succulentes.
Cet excellent fourrage aime la fraicheur autant qu'il redoute une humidité stagnante. Il convient particulièrement aux prés bas, aux étangs dessechés, mais il s'accommoderait fort mal des fonds marécageux. — Il ne redoute nullement les froids de nos climats, aussi peut-on le semer de bonne heure en automne ou au printemps.— M. VILMORIN recommande de répandre environ 20 kilog. de graines par hectare.
Le Vulpin des champs (Alopecurus agrestis Lin.) (fig. 646) est vivace. Il se distingue fa-
Fig. 646.--
cilement du précédent, non seulement à ses glumes absolument glabres, mais à la simple inspection de sa panicule cylindrique, beaucoup plus grêle et plus alongée, qui prend souvent une teinte d'un vert purpurin. — a glume; — b balle extraite de la glume et vue au moment de la floraison.
Il s'élève communément moins, mais il talle peut-être plus encore que le vulpin des prés, et s'il donne en définitive un fourrage moins abondant, il possède en compensation la propriété de mieux réussir sur les terrains élevés, de qualité même médiocre. On le voit souvent croitre spontanément dans les champs cultivés. Après la moisson des céréales, il procure aux troupeaux un pâturage excellent. — YVART s'est bien trouvé de le mêler parfois à des trêfles et à d'autres prairies artificielles.
Le Vulpingenouillé (Alopecurus geniculatus, Lin.) (fig. 647), vivace, a les panicules plus courtes que les deux Fig. 647.
espèces précédentes; sa couleur est d'un vert plus franc;—ses fleurs, quelquefois tout-à-fait giabres à la base de l'épi, sont légèrement velues à la sommité, — ses tiges sont fortement genouillées.
Ce vulpin, qui croît naturellement au bord des étangs et dans beaucoup de lieux humides, est particulièrement propre aux terrains marécageux. Son fourrage est de meilleure qualité que celui de beaucoup d'autres plantes de semblables localités. Les vaches, les bœufs et les cheva et s'en trouvent fort b
FLÉOLE (Phleum). Glume à deux valves tronquées et surmontées de deux pointes, à une seule fleur; - balle plus petite que la glume. (Voy, les détails de la fig. 648.)
Fléole des prés(Phleum pratense, Lin.), Thimothy des Anglais, fléau, etc. (fig. 648), vi-Fig. 648.
vace; sa tige, articulée, droite, feuillue, s'élève au-delà de 3 pieds (1 mètre); — l'épi, cy-