os marquent toujours plus d'années que les chiens alimentés avec des pâtées de facile mastication.—Cette considération ne doit pas être oubliée dans l'évaluation de l'âge de ces animaux.
IV. De l'âge du porc.
Lorsque les dents du porc ont fait leur évolution complète, elles sont à chaque mâchoire au nombre de 22, dont 6 incisives, 2 crochets et 14 molaires.
Des incisives et des crochets. Les incisives de la mâchoire supérieure n'ont ni la même forme ni la même grandeur que celles de la mâchoire inférieure. Quatre d'entre elles, les pinces et les mitoyennes, présentent la même conformation et sont enchâssées les unes contre les autres, tandis que les coins sont écartés des mitoyennes dont ils diffèrent par leur forme et leur grandeur.
La partie libre des pinces et des mitoyennes est courte, épaisse et courbée en arrière. La face externe est striée et noirâtre dans les premiers temps après l'éruption ; mais, plus tard, elle acquiert de la blancheur et du poli.
La table, disposée sur un plan oblique, présente, comme dans le cheval, une cavité dentaire extérieure dont le fond est noir, et dont le bord externe est plus élevé que l'interne. Le rasement de cette table est constitué par l'usure de ces bords, leur dépression et l'effacement de la cavité qu'ils circonscrivent.
Les considérations pour la racine de ces dents sont les mêmes que pour les autres animaux.
Chaque coin supérieur situé dans l'espace compris entre les mitoyennes et le crochet est court, droit et fleurdelisé.
Les incisives caduques de la mâchoire supérieure différent des remplaçantes, par leur moindre volume et par la position plus en arrière de la dent du coin qui met quelquefois obstacle à la sortie du crochet. L'indication dans ce cas est de l'arracher.
A la mâchoire inférieure les 6 incisives sont implantées l'une contre l'autre. Les pinces touchent les mitoyennes, mais les débordent un peu, et les coins sont à quelque distance des mitoyennes. Bien différentes des incisives supérieures, les inférieures arrondies et prolongées en avant ne présentent pas de table à proprement parler; leur extrémité irrégulière offre seulement une espèce d'avale sur laquelle sont creusées deux cannelures longitudinales bien dessinées; mais elle n'est pas circonscrite par un rebord saillant, comme dans les didactyles et le chien.
Les coins inférieurs ne diffèrent des pinces et des mitoyennes que par leur moindre volume.
Les crochets ou les crocs sont situés, comme dans le chien, entre les coins et les molaires. Ceux de la mâchoire supérieure, plus gros, mais moins longs que ceux de l'inférieure, sont courbés en arrière et en dehors, et frottent par leur face antérieure contre le crochet inférieur. A mesure qu'ils s'allongent, ils soulèvent la lèvre et se montrent en dehors de la gueule. La face interne de ces crochets est cannelée.
Les deux crocs de la mâchoire inférieure croisent les supérieurs en passant par devant. Ils sont dirigés aussi en arrière et en dehors, et peuvent, avec l'âge, acquérir un très-grand développement. Les crochets caduques sont en général très-petits relativement à leurs remplacans.
Eruption et usure des incisives et des crocs.
A la naissance, les coins et les crochets des deux mâchoires sont sortis.
A trois ou quatre mois, le cochonnet est muni de toutes les dents de lait.
A six mois, chute des coins de la mâchoire inférieure; sortie des coins de remplacement; les pinces et les mitoyennes caduques sont un peu usées.
A dix mois, chute des coins supérieurs; sortie des coins de remplacement; chute du crochet inférieur.