Fig. 194.

un des côtés sur l'autre, susceptible d'être serré ou relâché à volonté. A huit ou dix pouces de ce nœud, on en établit un autre plus solide, plusieurs autres, suivant la taille de la yache, et tous à peu près à la même distance, jusqu'à la partie supérieure du tronçon de la queue, où on pratique un nœud simple, comme celui de la partie supérieure de l'encolure, puis un second pareil au-dessous du tronçon de la queue; de là chaque portion de la corde se partage de chaque côté de la vulve et se réunit à sa commissure inférieure par un nœud simple. Pour terminer cet appareil, la corde se divisant encore en deux portions égales, chacune d'elles passe sur les ars postérieurs, et de là sur les flancs, pour être fixée à un des nœuds qui se trouvent aux environs des lombes, par une boucle très-facile à défaire au besoin.

Il me reste à faire connaître un bandage contentif, généralement usité chez les nourrisseurs de Paris, et qui est ainsi décrit par M. Girard, qui a eu occasion de l'examiner, lorsqu'il était appliqué sur des vaches :

« Presque entièrement formé de sangles, » cet appareil représente un harnais que l'on » place sur le corps de l'animal, et qui se fixe » antérieurement au moyen de son surfaix. Il » se compose : 1° du surfaix dont il vient d'être » fait mention; 2° d'une grande plaque de » cuir, sorte de grille à peu près carrée, qui » s'applique contre la vulve, et s'oppose à la » chute de la matrice; 3° enfin, de quatre sangle longitudinales qui attachent le surfaix » à la plaque. La deuxième partie, assurément » la principale, portant de dix à douze pouces » tant en hauteur qu'en largeur, résulte de » l'assemblage de cinq traverses de cuir noir, » fixées et cousues par leurs extrémités à des » morceaux de sangles; ces traverses, chacune

» d'environ dix-huit lignes de large, laissent

» entre elles un intervalle de cinq à six lignes,

» qui suffit pour l'écoulement de l'urine: plus

» grand, cet intervalle aurait l'inconvénient

» de laisser passer une portion de la tumeur

» herniaire. La plaque de cuir peut aussi être

» d'une seule pièce, dans laquelle l'on pra-

» tique quatre ouvertures transversales de

» cinq à six lignes de largeur. Chacune des

» quatre sangles longitudinales se trouve at-

» tachée par des points de suture à l'un des

» angles de la plaque vulvale. Le surfaix

» comprend sa sangle, plus deux gros et lar-

» ges coussinets recouverts de cuir et dispo-

» sés en sellette; la sangle cousue par-dessus

» ces coussinets porte à l'une de ses extré-

» mités une boucle à ardillons qui sert à fixer

» ce surfaix et à le serrer à volonté. Quatre

» autres boucles à ardillons sont cousues après

» le surfaix, et destinées à recevoir les quatre

» sangles longitudinales ; deux de ces boucles

» tiennent à l'enveloppe des coussinets; les

» deux autres sont fixées à la sangle du sur-

» faix, une de chaque côté, et à une égale dis-

» tance de l'attache des premières (distance

» de quatre à cinq pouces ) Il est à remar-

» quer que les sangles qui longent la colonne

» dorso-lombaire se continuent de l'une à

» l'autre par une traverse aussi de sangle ou

» de cuir, et qui, portant sur l'origine de la

» queue, donne à ces sangles la facilité d'éle-

» ver la plaque vulvale, et de la maintenir au

» point nécessaire. L'appareil dont la descrip-

» tion précéde nous a paru simple, peu coû-

» teux (son prix est de 8 à 10 fr.), d'une facile

» application, et remplissant parfaitement le

» but. Il a le précieux avantage de pouvoir

» s'allonger et se raccourcir, conséquemment

» de s'appliquer indistinctement à toutes les

» vaches ; il exerce sur toute la longueur de