l'ipomée, belle de nuit (fig. 325), les pavots annuels (fig. 326), les lavateres (fig. 327) et des

Fig. 327,

centaines d'autres, doivent toujours être faits, selon les espèces, soit sur terreau, soit sur fumier, recouvert de bonne terre.

B. — Boutures.

Ce moyen, qui pourrait être employé sur une très grande echelle, le serait en effet, si les autres n'étaient à la fois plus sûrs et plus faciles. Dans l'état actuel de l'horticulture, l'on ne multiplie guère de boutures que quelques plantes annuelles et bisannuelles à fleurs doubles, qu'on ne serait pas certain d'obtenir doubles de graine; les boutures de plantes vivaces réussissent moins aisément. Les plantes qu'on bouture le plus communément, sont la lychnide de Chalcédoine (fig. 328), croix de Malte

Fig. 328,

329.

double des jardiniers, en juin, la giroflée rameau d'or, brune et pourpre (fig. 329) en mai, quelques mathioles (fig. 330), et d'autres plan-

Fig. 330,

C. — Marcottes.

tes analogues. On place dans des pots celles qui doivent être rentrées pendant l'hiver. En général, les boutures doivent être prises sur les rameaux les plus vigoureux, dans le moment de leur plus forte végétation.

Les marcottes réussissent principalement sur les plantes à tiges articulées, comme la saponnaire (fig. 331), l'œillet (fig. 332), et quelques

Fig. 331,

332.

autres. Le renflement des tiges donne très aisément naissance aux racines dont la formation peut encore être favorisée par une incision peu profonde, pratiquée à la partie inférieure d'une ou de deux articulations. Parmi les plantes de parterre on ne marcotte guère que les œillets et quelques lychnis. Le marcottage des œillets est très facile et réussit toujours avec un peu de soin. On déchausse circulairement la plante-mère à quelques centimètres de profondeur, sur un rayon variable en proportion de la longueur des tiges à marcotter ; on étale chacune d'elles séparément, en les débarrassant des feuilles plus ou moins endommagées, et l'on retranche l'extrémité des feuilles destinées à rester en dehors ; on assujettit les marcottes au moyen de petites crossettes de bois, et l'on butte la terre par-dessus, en la pressant légèrement. Pour les variétés à tiges minces, comme l'œillet de Condé, l'incision n'est pas nécessaire; elle n'est indispensable que pour les œillets à tige forte et dure, comme l'œillet prolifère à fond blanc. La condition principale à remplir pour obtenir des marcottes bien enracinées, c'est de maintenir la portion de la tige, d'où doivent naître les racines, dans une position plus basse que celle de leur insertion sur la plante-mère (fig. 333). Si cette portion res-

tait dans une position horizontale, la nourriture arriverait trop facilement de la plante-