les liquides dont le poids spécifique est plus grand que celui de l'eau.
Les points fixes de ce dernier instrument sont déterminés de la façon suivante : le flotteur est lesté de telle façon que le point d'affleurement dans l'eau distillée, à la température de +12°,5 centigrades, se trouve à l'extrémité supérieure de la tige : ce point d'affleurement est marqué 0. Le deuxième point d'affleurement nécessaire pour fixer la longueur d'un degré est déterminé par l'immersion de l'instrument dans une solution composée de 85 parties d'eau distillée et de 15 parties de sel marin très pur et très sec, l'opération étant faite à la même température que pour l'eau distillée⁴. La longueur de la tige comprise entre ces deux points est divisée en 15 parties égales dont chaeune constitue le degré de l'aréomètre de Baumé. La tige étant supposée cylindrique, on prolonge les divisions équidistautes au-dessous du degré 15, et l'on pousse ce mode de partage jusqu'au 75° degré.
D'après l'usage auquel on destine l'instrument fondé sur la graduation de Baumé, on le construit de telle façon que sa tige ne comprenne qu'une partie plus ou moins étendue de l'échelle; il reçoit alors les noms de pèse-vel, de pèse-acide, de pèse-sirop, etc.
Ce n'est pas ici le lieu de reproduire les objections que suscite l'emploi de cet instrument à graduation arbitraire, admis dans la pratique de la pharmacie et de l'industrie depuis un grand nombre d'années. Il suffit de signaler la construction souvent défectueuse des aréomètres livrés à bas prix dans le commercee, et la difficulté de se procurer plusieurs instruments de ce genre dont les indications soient comparables, pour justifier leur abandon.