Nous adopterons donc la proposition souvent émise de substituer, pour tous les liquides, le densimètre de Brisson à l'aréomètre de Baumé. Les densimètres sont des instruments qui appartiennent aussi à la classe des aréomètres à poids constants; mais ils sont construits et gradués de telle façon, que le point d'affleurement représente la densité du liquide dans lequel ils sont immergés.

Dans les densimètres destinés aux liquides plus denses que l'eau, le point d'affleurement dans l'eau distillée à +4° se trouve vers le sommet de la tige et il est marqué 1000. Les divisions tracées au-dessous de celle-ci sur la tige correspondent à des densités croissantes par millièmes, centièmes depuis 1000 jusqu'à 2000.

Ainsi, un liquide dans lequel le densimètre s'enfoncera jusqu'au point d'affleurement marqué 1261, aura pour densité 1,261, l'eau à +4° étant prise pour unité.

On peut dire également que les divisions de l'instrument donnent le poids réel d'un litre de liquide : le point d'afflicurement dans l'eau distillée correspond à 1000 grammes, c'est-à-dire au poids d'un litre d'eau à +4°. Si le liquide que l'on examine marque 1261, cela veut dire qu'un litre de ce liquide pèse 4 kilogramme 261 grammes.

Cette dernière manière de considérer les indications du densimètre permet de vérifier avec promptitude et sûreté la bonne construction de l'instrument, avantage qui lui est propre.

On trouve dans le commerce, pour quelques solutés, pour les sirops par exemple, des densimètres portant deux échelles juxtaposées : sur l'une est marquée la densité; sur l'autre sont inscrits les degrés correspondants, déterminés suivant le système de graduation adopté par Baumé.

Le tableau suivant indique lés densités correspondant aux