Les valeurs n, n', n'' , etc., ont été déterminées dans des tables qui pourraient être utilisées. On préfère ne pas recourir à ces tables et ajouter directement à l'alcool les proportions d'eau qui en s'unissant à lui forment 100 volumes du mélange à la température indiquée.
A partir du degré 100, les points d'affleurement dans les neuf mélanges indiqués sont marqués 90, 80, 70..., 30, 20, 10. On remarque que les intervalles entre les points de division diminuent de 100e à 30e , et augmentent sensiblement de 20e à 0e . Les longueurs de l'échelle comprises entre deux numéros sont partagées en dix parties proportionnelles. Tel est le principe de la construction de l'alcoomètre centésimal étalon. Au moyen de cet instrument, on établit par comparaison l'échelle des alcoomètres qui sont utilisés pour les besoins de la pharmacie.
Lorsqu'on plonge l'alcoomètre centésimal dans un alcool quelconque à la température de +15°, le degré correspondant au point d'affleurement indique, en centièmes et en volume, la composition du liquide en alcool absolu. Supposons que l'instrument s'enfonce dans un alcool jusqu'au trait marqué 56° à +15°, cela signifie que 1 litre de ce liquide renferme 560 centimètres cubes d'alcool absolu.
Les indications de l'alcoomètre ne sont exactes que pour des mélanges ne renfermant que de l'alcool et de l'eau, et que pour la température de +15°, à laquelle l'instrument a été gradué. Si la température est supérieure à +15°, la densité du liquide diminuant, le point d'immersion est situé plus haut sur la tige; la force alcoolique résultant du degré centésimal est portée au-dessus de la valeur; c'est l'inverse qui a lieu si la température est inférieure à +15°. Lors donc que l'on veut connaître par l'alcoomètre centésimal la composition d'un mélange d'alcool et d'eau, il est indispensable, soit d'opérer à la température de +15°, soit,