FORMULES DE PRÉPARATIONS STIMULANTES.

N° 15. Poudre excitante.

Prenez : Poudre de réglisse, . . 10 parties.

— d'aurée... . . 5 id.

— d'assa-factida. . 5 id.

Mélez exactement et administrez, sur le déclin des maladies de poîtrine, à la dose de 2 ounces par jour et par cheval.

N° 16. Electuaire dit cordial.

Prenez : Cannelle de Chine en poudre } de chaque. 1 once.

Racine d'angélique en poudre

Hydrochlorate d'ammoniaque. . . . . 4 gros.

Miel. . . . . . . . . . . . 8 ounces.

Faites selon l'art et donnez en une seule fois.

N° 17 • Electuaire antispasmodique.

Prenez : Poudre de valériane. . . 1 once.

— d'assa-factida. . . 1 id.

Camphre pulvérisé à l'alcool. 6 gros.

Mol. . . . . . . . 8 ones.

Faites selon l'art et donnez en deux fois dans la matinée.

N° 18. Cataplasme excitant.

Prenez : Son de blé. . . 2 jointées.

Feuilles de menthe. 2 poignées.

Vin rouge. . . quantité suflisante.

Faites infuser les feuilles dans le vin, ajoutez le son et faites bouillir pendant quelques minutes. Employez tiède. Ce estaplasme convient pour faire résoudre des engorgements chroniques.

N° 19. Breuvage cordial.

Prenez : Vin rouge . . . . 1 pinte.

Extrait de genièvre. . 1 once.

Caunelle en poudre.. . 4 gros.

Mélez et administrez tiède en une dose.

N° 20. Autre plus économique.

Prénez : Camomille romaine. . . 4 gros.

Eau-de-vie ordinaire. . . 3 onces.

Eau commune. . . . . 1 pinte.

Faites infuser la camomille, tirez à c'air, ajoutez l'eau-de-vie et administrez tiède- Ce breuvage convient très-bien pour combattre les coliques d'indigestion ; on peut avantageusement remplacer l'eau-de-vie par 4 gros d'éther ; mais il faut que l'infusion soit froide.

N° 21. Lotion excitante.

Prenez : Fleurs de sureau. . . . . 1 poignée.

Hydrochlorate d'ammoniaque. 2 onces.

Eau commune. . . . . 2 pintes.

Zaites une infusion, puis ajoutez le sel.

N" 22. Lavement stimulant curminatif.

Prenez : Fleurs de camomille. . . 2 onces.

Semences d'anis . . . . 2 id.

Têtes de pavot. . . . . n° 4.

Eau. . . . . . . . 2 pintes.

Faites bouillir les têtes de pavot dans l'eau, et laissez-y infuser la camomille et l'anis.

N° 23. Injection excitante détersive.

Prenez : Gros vin rouge. . . . . . 1/2 litre.

Infusion aromatique. . . . . 1 litre.

Teinture d'aloës.. . } de chaque. 2 onces.

Eau-de-vie camphrée

Mélez et agitez le vase avant d'employer la liqueur.

N° 24. Collyre excitant.

Prenez : Infusion de fleurs de sureau. . 1 livre.

Eau-de-vie camphée. . . . 2 onces.

Hydrochlorate d'ammoniaque. . 2 gros.

Faites dissoudre le sel dans l'infusion et ajoutez-y l'eau-de-vie.

N° 25. Liniment excitant résolutif.

Prenez : Essence de lavande. . . 4 onces.

Huile de laurier. . . . 4 id.

Camphre. . . . . . 1 gros.

Dissolvez le camphre dans l'essence, ajoutez l'huile, et employez en frictions sur les engorgemens froids.

§ IV. — Médicamens toniques.

Les toniques sont des médicamens dont l'action générale sur l'économic tend à augmenter graduellement l'énergie des organes. Il n'y a pas de ligne de démarcation bien tranchée entre ces médicamens et les astringens. En effet, administrés à petites doses, les toniques n'agissent guère que localement et à la manière des astringens; à plus hautes doses, ils exercent sur la plupart des fonctions une action directe et indépendante de leur action locale. Ces médicamens activent la nutrition, rendent la digestion plus rapide et plus complète, et les matières fécales plus rares et plus consistantes.— Les médicamens toniques sont en général tirés des règnes végétal et minéral. Les toniques végétaux sont remarquables par les principes amers qu'ils contieunent, et auxquels ils doivent en grande partie leurs propriétés. Les toniques fournis par le règne minéral se rapprochent tellément des astringens qu'il n'y a aucun caractère chimique qui puisse les faire distinguer.

On profite de l'influence fortifiante que les toniques exercent sur toute l'économie, pour relever les forces générales dans un grand nombre de maladies. C'est surtout dans le traitement de certaines affections périodiques que l'emploi de ces médicamens est le plus généralement adopté. Leurs effets, dans ce cas, sont tellement marqués que plusieurs d'entre eux ont été regardés comme spécifiques, et désignés sous les noms de fébrifuges et antipériodiques. L'emploi des toniques est encore indiqué dans le traitement des maladies caractérisées par une tendance à un affaiblissement général et à la décomposition du sang ; telles que les affections adynamiques, angreneuses et charbonneuses. De là le nom d'antiputrides qu'ils ont encore reçu. Enfin, leur emploi offre de grands avantages pour combattre les faiblesses qui accompagnent si souvent les convalescences des maladies aiguës.

La limaille de fer, les oxydes et le carbonate du même métal; les diverses espèces de quinquina et les principes alcaloïdes que l'on en extrait; la grande gentiane, la petite centaurée, l'aunée, la bardane, la saponaire, la fumeterre, le houblon, etc., sont les principaux toniques employés en médecine vétérinaire.

FORMULES DE PRÉPARATIONS TONIQUES.

N° 26. Poudre tonique.

Prenez: Poudre de gentiane. . . . 4 parties.

Sulfate de soude pulvérisé. . 4 id.

Oxyde brun de fer. . . . 1 id.

Mélez bien exactement. On la donne aux chevaux à la dose d'une ou deux onces dans un peu de son très-peu mouillé.

N° 27. Poudre tonique pour les moutons.

Prenez : Poudre de gentiane. . . . 2 parties.

Sel gris pulvérisé. . . . 2 id.

Oxyde de fer. . . . 1 id.

Baies de genièvre en poudre. 1 id.

Mélez. — 2 livres de cette poudre pour cent bêtes de taille moyenne dans un peu de provende.