digestifs est encore plus marqué; car, même à très-petites doses, ils diminuent l'appétit, et lorsqu'ils produisent le narcotisme, la digestion est presque entièrement arrêtée.
Voilà ce que l'on peut dire de plus général sur cette classe de médicamens. Mais outre ces propriétés générales, chaque substance narcotique a encore un mode d'action qui lui est propre, et présente dans les effets qu'elle produit des particularités qui ne peuvent être décrites dans un ouvrage comme celui-ci.
Les principaux médicamens de cette classe sont : l'opium, ses différens principes actifs, ses composés; les têtes de pavot, la belladone, la jusqu'ame, la morelle noire, la douce-amère, la laitue vireuse, la digitale pourprée, plusieurs espèces de ciguë, le tabac, la noix vomique, l'acide hydrocyanique, etc.
FORMULES DE PRÉPARATIONS CALMANTES.
N° 59. Poudre antispasmodique.
Prenez : Racine de valériane.. . 8 parties.
Opium} de chaque. i partie.
Camphre
Réduisez ces substances en poudre séparément ; passez au tamis, mélangez exactement et conservez à l'abri de l'air. La dose est d'une once et demie à 2 onces.
N° 60. Electuaire calmant.
Prenez : Poudre de gomme arabique. 2 ounces.
Extrait aqueux d'opium. . 2 gros.
Miel. . . . . . . 8 onces.
Faites selon l'art et donnez en deux fois dans la matinée.
N° 61. Cataplasme calmant.
Prenez : Farine de lin, • • • • • • 2 poignées.
Feuilles de jusquame ou de belladone, 1 id.
Eau. . . . . . . . . . . . . quantité suf.
Faîtes bouillir la farine èt les feuilles dans l'eau, appliquez tiède, et arrosez fréquemment avec une décoction de têtes de pavot.
N° 62. Breuvage narcotique.
Prenez : Laudanum de Sydeenham. . 2 onces.
Décoction de têtes de pavot. 1 pinte.
Mélez et administrez tiède.
N° 63. Lotion calmante.
Prenez : Feuilles de belladone. 2 poignées.
Têtes de payot. . . n° 4.
Eau commune. • . 2 pintes.
Faites une décoction et employez tiède.
N° 6%. Lavement calmant.
Prenez : Extrait de pavot. . . . 4 gros.
Décoctum de graine de lin. 2 pintes.
Dissolvez l'extrait dans le décoctum et administrez tiède en deux fois.
N° 65. Collyre anodin.
Prenez : Eau distillée de roses. . 2 onces.
Gomme arabique. . . . 4 gros.
Laudanum de Sydenham. 6 gouttes.
Faites dissoudre la gomme dans l'eau distillée, ajoutez le laudanum et appliquez des compresses imbibées de cette liqueur sur les yeux atteints de fluxion douleureuse.
§ XI. — Médicamens fondans,
L'action des médicamens dont nous devons de parler ici varie beaucoup; ainsi, bien qu'ils soient tous des stimulans généraux plus ou moins énergiques, les uns portent principalement leur influence sur le corps thyroïde et les mamelles, d'autres sur les glandes salivaires, etc. Mais une propriété qui leur est commune, c'est de rendre sensiblement plus active l'absorption en général. C'est à doses altérantes, c'est-à-dire assez petites pour ne pas déterminer d'évacuation ou d'autres effets immédiats apparents, que l'on administre ces médicamens, afin de susciter par leur action lente, mais continue, les changements que l'on désire obtenir, sans produire cependant les accidents qui pourraient résulter de leur emploi à des doses très-élevées. Mais il faut toujours surveiller leur action avec la plus grande attention, et interrompre leur usage aussitôt qu'il se manifeste le moindre signe fâcheux. Les médicamens dont il s'agit sont généralement indiqués contre les engorgements chroniques et indolens de certaines glandes. Pour en obtenir des effets convenables, on peut en faire usage tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Le mercure, l'iode, le chlore et plusieurs de leurs composés sont les meilleurs fondans que l'on puisse employer.
FORMULES DE PRÉPARATIONS FONDANTES.
N° 66. Bols fondans et antifarcineux.
Prenez: Assa-fœtida en larmes. . 4 onces.
Mercure doux. . . . 1 once et demie.
Onguent mercuriel double. 2 id.
Poudre de galanga. . . 1 id.
Mélez dans un mortier, faites du tout douze bols que vous roulerez dans la farine d'orge; faites avaler un bol tous les deux jours.
N° 67. Breuvage fondant.
Prenez : Teinture d'iode. . . 3 gros.
Iodure de potassium. . 1 id.
Décoction de gentiane. 3 livres.
l'aites dissoudre et administrez en deux fois dans la journée,
N° 68. Autre avec le sublimé corrosif.
Prenez : Sublimé corrosif. . . . 18 grains.
Alcool. . . . . . 1 once.
Décoctum de graine de lin. 1 pinte.
Dissolvez le sublimé dans l'alcool, ajoutez cette solution dans le décoctum et faites prendre au cheval le matin à jeun. — Réitérez les jours suivans.
N° 69. Liniment fondant.
Prenez: Onguent mercuriel simple. 8 onces.
Camphre. . . . . i id.
Ammoniaque. . . . . 4 id.
Alcool. . . . . . quantité suffisante.
Divisez le camphre dans un mortier à l'aide de l'alcool, mêlez-le avec l'onguent et ensuite avec l'ammoniaque, en ajoutant peu à peu celle-ci. — Ce l'ioiment agit comme un puissant résolutif sur les engorgements froids et indolens.
N° 70. Liniment ammoniacal.
Prenez : Huile d'olive... 4 onces.
Ammoniaque liquide. . 1 id.
Mé'ez et agitez. — C'est un excitant résolutif très-actif, indiqué surtout dans les engorgements froids des glandes.
N° 71. Pommade fondante.
Prenez : Graisse récente de porc. 8 onces.
Iodure de potassium. . 1 id.
Iode... 1 gros.
Réduisez l'iodure et l'iode en poudre impalpable, mélangez-les petit à petit à la graisse.
§ XII.—Médicamens sudorifiques et diaphorétiques.
On donne les noms de sudorifiques et de diaphorétiques aux médicamens qui détermi-