Les fig. 29, 30 et 31 représentent les râteaux les plus usités pour la culture jardinière.

Fig. 29, 31, 30.

Fig. 32.

B. Râteau - Binette. — Une lame de binette ordinaire est adaptée à ce râteau sur le prolongement de son manche; elle sert à déraciner les mauvaises herbes, quand il s'en trouve au moment où l'on fait usage du râteau; pour éviter de se baisser, on arrache ordinairement ces racines avec la dernière dent d'une des extrémités du râteau; ce qui met promptement cet instrument hors de service. Le râteau-binette retourné (fig. 32) fait la même opération sans en recevoir aucun dommage; c'est une heureuse innovation dont l'usage ne peut manquer de devenir général.

§ V. — Ratissoires et sarcloirs.

A. Les allées des jardins d'agrément ont besoin d'être ratissées fréquemment durant la belle saison, surtout quand elles ne sont point sablées, parce qu'alors les vents y déposent des semences de mauvaises herbes, dont la végétation finirait par changer les allées en pelouses. L'emploi des ratissoires à la main serait trop lent et trop coûteux pour les parcs et les grands jardins; on leur préfère dans ce cas la charrueratissoire (fig. 33), dont le maniement est si

Fig. 33.

facile qu'un ouvrier peut avec cet instrument faire à lui seul la besogne de plusieurs.

Les fig. 34 et 35 représentent les ratissoires

Fig. 34.

Fig. 35.

à la main les plus en usage. La ratissoire dont on se sert en la tirant à soi (fig. 34), quoique la moins expéditive, est la meilleure quand la sécheresse à durci les allées; les autres (fig. 35 et 36) se poussent en avant; elles conviennent mieux quand le sol est ramolli par l'humidité.

Avant de faire usage des unes ou des autres, il est bon d'enlever d'abord isolément dans les allées les plantes vivaces, à racines profondes, qui peuvent s'y rencontrer; on emploie à cet effet une petite ratissoire, représentée de face fig. 37, et de profil fig. 38 particulièrement

Fig. 38.

propre a cette besogne. La ratissoire ordinaire, en coupant ces plantes au collet de la racine, ne ferait que leur donner une disposition nouvelle à repousser plus touffues et plus vigou-reuses au bout de quelques jours.

Les opérations du ratissage et du sarclage ayant entre elles la plus grande analogie, nous plaçons ici quelques instruments appropriés au sarclage, dans certains cas particuliers.

B. Le sarcloir espagnol (fig. 39) pénètre fa-

cilement dans un sol durci par la sécheresse, et se prête par sa forme au sarclage des cultures où les plantes se trouvent très rapprochées. La fig. 40 représente une modification de cet in- trument, consistant dans la plus grande force donnée à sa tige courbe, et dans la réduction des dimensions du fer de lance qui la termine. L'un et l'autre reçoivent, selon le besoin, des manches plus ou moins longs, droits ou tournés.

Le crochet (fig. 41) n'est encore qu'un diminutif du sarcloir espagnol; son principal usage est de biner dans la serre la terre des pots et des caisses de petites dimensions.

§ VI. — Fourches.

L'emploi des fourches pour déplacer et travailler les fumiers, rend ces instruments indispensables au jardinier. La meilleure fourche pour le maniement des fumiers et la construction des couches, est le trident à dents coudées (fig. 42). On emploie aussi un autre trident à dents courtes et recourbées pour rafraîchir la superficie d'un terrain sur lequel une croûte s'est formée par l'effet de la sécheresse succédant à des pluies violentes (fig. 43). La fourche