au moyen des jeunes arbres levés en motte, il peut néanmoins rendre de grands services dans les jardins. C'est une bèche à fer demi-cylindrique (fig. 127) ou presque complètement cylindrique, comme on le voit dans la fig. 128. Avec le premier on donne deux coups vis-à-vis l'un de l'autre pour détacher la motte de terre; avec le second, après avoir enfoncé le fer, on lui imprime à droite ou à gauche un mouvement pour achever de couper la motte et pouvoir l'enlever sans la rompre.
C. Transplantoir à cylindre. — Cet instrument est le transplantoir proprement dit; il est presque seul employé par les fleuristes; sa construction permet de s'en servir pour lever en motte toute sorte de plantes en fleur, et spécialement des plantes bulbeuses, sans troubler leur végétation. Il se compose de deux cylindres emboîtés l'un dans l'autre, la fig. 129 re-
présente sa forme extérieure; sa coupe, fig. 130, indique la manière de s'en servir; le bord inférieur du cylindre extérieur est coupant; on l'enfonce en terre en appuyant sur les anses, il détache la motte tout autour de la plante et l'enlève d'un seul morceau; le cylindre intérieur, muni d'un rebord à son extrémité inférieure, sert à repousser la motte et à la faire descendre sans secousse dans la nouvelle place qu'on lui a préparée.
Quelquefois le second cylindre est remplacé par un instrument nommé repoussoir (fig. 131), dont l'usage est exactement le même.
Lorsque la plante levée en motte doit être transportée à une certaine distance, on empêche la terre de se détacher de dessous les racines en posant le transplantoir tout chargé sur un plateau à rebord (fig. 132) qu'on ôte au moment de la mise en place.
Le transplantoir est plus facile à manier lorsqu'il se compose de deux pièces demi-cylindriques, jointes par deux charnières, dont l'une est maintenue par une tige en fer à demeure, l'autre par une tige mobile munie d'un anneau pour l'enlever à volonté (fig. 133).
Au moment de la transplantation, le cylindre ainsi construit peut s'entr'ouvrir et se sé- parer de la motte pour être retiré de terre, sans qu'on emploie ni le repoussoir, ni le second cylindre du transplantoir représenté fig. 130.
En Normandie, où ces deux transplantoirs sont très usités, mais exclusivement pour la culture du melon, on les connaît sous le nom de lève-melon.
SECTION X. — Pols et caisses.
\S \text {I} ^ {\text {er.}} - \text {Pots}.
Dans les pays où le goût des fleurs est plus répandu qu'en France, on donne de plus grandes dimensions aux pots à fleurs, proportionnellement au développement des plantes qui doivent y végéter; les résultats de cette méthode constamment suivie en Angleterre et en Belgique montrent suffisamment ses avantages. Les racines des plantes se trouvent fort bien des proportions représentées (fig. 134),
quelle que soit la grandeur absolue des pots à fleurs; on voit que ce modèle, presque aussi large en bas qu'en haut, est beaucoup plus profond que nos pots à fleurs ordinairement en usage.
Les pots dont le fond se termine intérieurement par une surface hémisphérique sont les plus favorables à l'écoulement de l'eau pour les végétaux dont les racines redoutent un excès d'humidité. La fig. 136 représente la coupe d'un de ces pots, et la fig. 135 le même pot renversé pour rendre visibles deux canaux croisés à angle droit et creusés dans l'épaisseur du pot qui sillonnent le fond.
Les pots de deux pièces solidement jointes ensemble par des fils de fer (fig. 137) sont indispensables aux plantes qui souffrent beaucoup par le rempotage. On détache aisément les deux parties de ces pots, sans donner le moindre ébranlement aux racines; la motte de terre, replacée dans un pot plus grand, est entourée de terre nouvelle, sans interrompre ni troubler sa végétation
Le pot à marcotter, d'invention belge, est fort utile pour obtenir des marcottes d'œillets