tage d'exiger très peu de force pour fonctionner; construite dans de petites dimensions, elle peut être manœuvre par un enfant et donner 2,592 litres par heure, soit pour une journée de 8 heures 20,736 litres; dans ses plus grandes dimensions, manœuvre par un homme robuste, elle peut donner jusqu'à 7,932 litres par heure, soit 79,320 litres pour 10 heures.
L'inspection de la fig. 48 montre suffisam-
ment l'usage de la pompe ordinaire à main. La gerbe d'arrosoir qui la termine peut être remplacée par un tuyau surmonté d'une plaque de cuivre (fig. 49); l'eau, en glissant sur cette plaque, retombe en pluie très divisée.
Les différentes parties du tuyau se démontent; leur forme et leur longueur peuvent varier à l'infini; comme ils s'emboîtent l'un dans l'autre, on peut à volonté changer la direction du jet. L'attache en fil de fer tenant au second coude sert à l'assujettir à un obstacle fixe, un arbre ou un piquet, par exemple, sans gêner les mouvements du travailleur, comme le ferait une attache fixée au corps de pompe.
La pompe, dont la fig. 50 montré le corps et canisme intérieur est le même que celui du cly-soir ; il est dû au même inventeur.
la fig. 51 la coupe, est à jet continu ; son mé-
La continuité du jet de cette pompe est due au double cylindre qui sert d'enveloppe au corps de pompe; l'eau dont s'emplit l'intervalle contre l'un et l'autre cylindre suffit à alimenter le jet, en évitant l'interruption qui a lieu dans les pompes ordinaires pendant le va-et-vient du piston.
La seringue à gerbe, dont la fig. 52 montre le corps et la fig. 53 le piston, est un diminutif
Fig. 53.
de la pompe à main; c'est cette pompe réduite à sa plus simple expression. Son principal emploi consiste à rafraîchir le feuillage des arbres et arbustes dans la serre et l'orangerie.
§ II. — Arrosoirs.
La forme française des arrosoirs (fig. 54)
Fig. 55, 54, 56.
convient particulièrement à la culture maraîchère; la gerbe large, percée de trous assez grands, laisse échapper l'eau sous forme d'une grosse pluie.
L'arrosoir à côtés plats, de M. André Leroy (fig. 56 bis), est, en raison de sa forme, plus fa-
Fig. 56 bis.
cile à transporter que les arrosoirs de forme arrondie; la disposition de l'anse rend, à poids égal, la charge plus légère que celle de l'arro-soir ordinaire, fig. 54. Celui de M. A. Leroy n'est pas sujet comme celui-ci à se vider en partie avant d'arriver à sa destination.
D'autres formes d'arrosoirs conviennent mieux aux plantes plus délicates que les plantes potagères, dont une partie pourrait à la rigueur être arrosée avec un seau sans avoir beaucoup à en souffrir. L'arrosoir anglais, pour les végétaux de pleine terre, permet de mieux modifier