| DÉSIGNATION DES ANIMAUX. | POIDS EN KILOGRAMMES. | |
| De l'animal vivant. | Du saug recueilli. | |
| Chevaux et mu-lets maigres.. Un âne maigre. Bœufs abattus dans les bou- cheries.. . . . Moutons dans les boucheries.. Chiens de grande taille.. . . . . Chiens de petite taille.. . . . . | de 350 à 400 kil. 140 kilog. de 400 à 800 kil. de 40 à 65 kil. de 30 à 35 kil 14 kilog. | de 18 à 21 kil. 8 kilog. de 18 à 25 kil. de 2 à 3 k. 5 h. de 3 à 3 k. 5 h. 1 kilog. |
§ II. — Vaisseaux lymphatiques.
On donne le nom de lymphatiques à des vaisseaux transparens, valvuleux et très-anastomotiques, naissant comme les veines de toutes les parties du corps, traversant, dans le trajet qu'ils parcourent de la périphérie au centre, de petits corps nommés ganglions, et aboutissant tous au système veineux, dont ils peuvent être considérés comme une dépendance et dans lequel ils versent les fluides qu'ils charrient. Ces fluides, issus de source différente, sont la lymphe et le chyle que pompent dans le tube intestinal des lymphatiques particuliers nommés chylifères, qui ne diffèrent en rien, sous le rapport anatomique, des vaisseaux lymphatiques proprement dits.
A l'exception des centres nerveux de l'œil et de l'oreille interne, on est parvenu à démontrer l'existence des lymphatiques dans tous les organes.
A leur origine, qui n'a encore pu être démontrée jusqu'ici que sur les surfaces libres du corps animal, les vaisseaux lymphatiques apparaissent sous la forme d'un réseau excessivement ténu; de ce réseau partent des radicules très-anastomotiques qui, après un trajet plus ou moins étendu, se plongent dans des ganglions, desquels partent de nouvelles ramuscules vasculaires qui convergent tous en définitive vers deux troncs principaux, savoir: le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite.
Le canal thoracique, confluent des chylifères et des lymphatiques de l'abdomen, des membres postérieurs et d'une partie du thorax, prend naissance dans la cavité abdominale, par une dilatation nommée réservoir sous-lombaire; il pénètre ensuite dans la poitrine, traverse cette cavité en s'accolant à l'aorte, et vient se terminer dans une des divisions de la veine-cave antérieure.
La grande veine lymphatique droite est le confluent de presque tous les lymphatiques de la tête, du cou et des membres antérieurs.
Tous les vaisseaux, dont la composition est analogue à celle des veines, sont considérés comme des organes d'absorption; aussi les désigne-t-on souvent encore par les noms d'absorbans, ou encore de vaisseaux blancs, par rapport à la transparence habituelle des liqueurs qui les parcourent.
La lymphe est une liqueur animale dont la composition est identique à celle du sérum que contient le sang; l'abstinence prolongée en augmente très-sensiblement la quantité et fait un peu varier la proportion de ses éléments constitutifs, qui sont l'albumine, la fibrine, des chlorures et quelques sels alcalins.
SECTION VIII.— Système nerveux.
Ce système, qui constitue un des caractères principaux de l'animalité, se compose dans les animaux vertébrés : 1° de masses plus ou moins considérables, encéphale, moëlle épinière et ganglions, qui pendant la vie sont l'aboutissant de toutes les sensations, et le point de départ des volitions; 2° d'une innombrable quantité de cordons rameux et réticulés, les nerfs, qui sont les conducteurs par lesquels s'établit la communication des masses entre elles et avec toutes les parties du corps.
Le grand appareil de l'innervation, auquel un grand nombre d'anatomistes ont assigné un centre unique, le cerveau, et des prolongemens, les nerfs, que BICHAT a divisé en système nerveux de la vie animale, et système nerveux de la vie organique, que CUVIER a regardé comme un vaste réseau ayant des centres et des filets qui les font communiquer; enfin, ce grand appareil que M. DE BLAINVILLE définit un amas de ganglions, desquels partent des filets dont les uns vont se terminer aux organes pour établir leur vie particulière, tandis que d'autres font communiquer les ganglions entre eux pour établir la vie générale de ces mêmes organes, forme un tout non interrompu dont l'élément caractéristique est la substance nerveuse, que l'on distingue en blanche ou médullaire et en grise ou corticale, eu égard à leur couleur et à leur position respective. Ces deux substances, examinées au microscope, apparaissent, d'après les intéressantes recherches de M. EDWARDS, composées de globules qui ont un 1|300 de millimètre de diamètre. Elles fournissent à l'analyse chimique, de l'eau, deux matières grasses, l'une blanche, l'autre rougeâtre, de l'albumine, de l'osmazome, du phosphore, des acides, des sels et du soufre.
Le système nerveux anime tous les organes, transmet et perçoit toutes les impressions, et préside à tous les mouvements volontaires ou involontaires, ainsi qu'aux opérations de l'instinct.
SECTION IX.— Tissu musculaire.
Ce tissu, qui a la fibrine pour base, et la contractilité pour propriété vitale essentielle, compose les muscles, agens de tous les mouvements, soit volontaires, soit involontaires. Ces organes, dont la masse très-considérable paraît être en rapport avec la disposition défavorable de la plupart des leviers que représentent les différentes parties du système osseux, sont formés d'une fibre microscopique, composée elle-même de globules identiques à ceux du sang, dépourvus de leur matière colorante, réunis par un medium que la macération détruit assez promptement. Cette fibre, plissée en zigzag, sans jamais se diviser ni s'entre-croiser, forme l'élément primitif du