étrangers aux surfaces chauffantes en contact avec le liquide.

90 Enfin, l'avantage principal qui résulte du système évaporatoire de M. Roth appliqué aux usines à sucre, c'est que tous les produits qu'on obtient sont d'une nuance moins foncée et de meilleur goût; que la quantité des sirops incristallisables est diminuée dans une proportion sensible, si on le compare aux appareils précédemment construits. Quant à ceux établis plus récemment encore, notamment ceux de MM. BRAME-CHEVALLIER, DEGRAND, CHAMPONNOIS, ils présentent à un degré plus ou moins élevé les mêmes avantages.

La quantité d'eau nécessaire dans le travail est de 5 hectolitres par hectolitre de sirop à cuire, mais on peut réduire de plus des 9 dixièmes cette quantité d'eau à l'aide d'un réfrigérant.

Les figures 305 à 313 feront connaître les détails de la construction et la manœuvre de cet appareil, ainsi que le réfrigérant nouveau; il est indispensable que les ajustemens et toutes les clouères tiennent parfaitement levide. Fig. 305. Élévation latérale de l'appareil et coupe du récipient de condensation des vapeurs. Fig. 306. Vue en-dessus de l'appareil. Fig. 307. Tuyau tourné en spirale et placé au-dessus et près du fond supérieur de la chaudière. Fig. 308. Plan et coupe verticale du récipient par l'axe g,g. Fig. 309. Coupe de la sonde à prendre les preuves du liquide.

Fig. 309.

Fig. 311.

Fig. 306.

Fig. 310. Le piston de la sonde vu séparément.

Fig. 311. Coupe du tube dans lequel passe le piston. Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.

Fig.308.

Fig. 307.

A, chaudière évaporatoire en cuivre; elle est formée des pièces suivantes: a, a, fond intérieur, b, b, deuxième fond ou fond extérieur. Les deux fonds sont bombés en sens inverse l'un de l'autre, et réunis au centre; c, coupole ou dôme de la chaudière. Ces trois parties sont assemblées par un joint commun; d est un chapiteau muni d'un obturateur bien ajusté. Dans l'intérieur de la chaudière est placé un serpentin formé d'un tuyau en cuivre e, tourné en spirale (fig. 307).

B, récipient en tôle ou fer laminé; f, chapiteau du récipient B; g, g (fig. 305 et 308), espèce de passoire formée d'un cylindre en cuivre percé de trous sur toute sa surface; dans son intérieur on voit une série de plateaux ou diaphragmes superposés les uns aux autres, et également criblés d'un grand nombre de trous; J, tube indicateur du niveau de l'eau; un manomètre à air libre, dans lequel une tige mobile en bois repose sur la surface du mercure indique les variations de hauteur du liquide; C, boule en cuivre; à gauche est un réservoir ou bassin à clairce, dont tout ou partie de la capacité jaugée est égale à la charge de la chaudière; à droite le réservoir à eau froide; G, bâti en bois servant de support à la chaudière et portant sur une maçonnerie; I tuyau à triple embranchement pour l'admission dans l'appareil, de la vapeur venant d'un