Fig. 367.
(voy. le dessin d'ensemble
(fig. 362.)
6° Râpage des pommes de terre. Les tubercules, en arrivant sur le plan incliné, roulent et tombent dans la trémie de la râpe E du plan d'ensemble. La fig. 368 montre cette râpe,
Fig. 368.
dont la principale pièce est le cylindre dévorateur A, de construction semblable à celui que nous avons décrit page 330. Ce cylindre, armé de lames de scie, épaisses et dentées à la mécanique, fonctionne d'autant mieux que la rapidité de sa rotation est plus grande (il fait de 600 à 900 tours par minute). Un volet B, à pression constante à l'aide d'un ressort C, ou à mouvement alternatif, vient appuyer les tubercules contre la surface dentée qui les dévore. La pulpe fine, qui résulte de cette trituration, coule sur un plan incliné E (fig. 362 du plan d'ensemble), jusqu'après d'un double croisillon formant cylindre à jour H, et entraînant dans sa rotation la pulpe, et les
l'ouverture antérieure BB B de l'espace cylindrique où passent les augets du bas de la chaîne (A', A" montrent les détails de leur emmanchement). On voit que ces augets, successivement remplis, remontent en laissant écouler l'eau par leurs fonds à jour. Arrivés aux croisillons supérieurs C, ils versent, par leur rotation sur les axes qui les unissent, les tubercules sur un plan incliné, en bois, bordé de bandesparallèles
ci-dessus en D,
6° Râpage des pommes de terre. Les tubercules, en arrivant sur le plan incliné, roulent et tombent dans la trémie de la râpe E du plan d'ensemble. La fig. 368 montre cette râpe, deux chaînes sans fin, qui passent sur un autre cylindre semblable H, sont réunies par des tringles en fer, assemblage qui forme donc une sorte d'échelle sans fin servant à monter la pulpe et à l'étendre sur toute la surface du tamis mécanique J, J, à l'extrémité supérieure duquel tombe la pulpe épuisee.
7° Tamisage de la pulpe. Cette opération, que nous venons d'esquisser, se fait mécaniquement sur le tamis précité, dont les détails de construction sont indiqués ci-dessous (fig. 369, 370). On n'a toutefois montré que les extrémités supérieures et inférieures, les parties intermédiaires n'offrant rien de particulier et occupant une trop grande étendue pour notre cadre.
L'ensemble de ce tamis a 42 pi. de longueur et une pente de 6 pi.; il est double, c'est-à-dire offre les deux nappes A A' de toile métallique. Ces toiles sont tendues sur des châssis ayant 4 pi. de long et 10 po. de large. Entre chaque châssis se trouve un pallier plein B B, garni de james espacées d'un pouce, et sur lesquelles la pulpe est frottée par les traverses de l'échelle à chaînes sans fin. Ces palliers ont chacun 6 po. de largeur; c'est au-dessus d'eux que les jets d'eau sont dirigés par les cannelles C C (fig. 370 et 371) communiquant avec un réservoir supérieur par les tuyaux D.
Fig. 371.
Au-dessous des nappes de tamis se trouve une auge plus large en bois E, recevant tout le liquide qui passe au travers des tamis. Cette auge est divisée en compartimens ou augets de 4 pi. 6 po., et un tube G, H, recevant d'un bout G le liquide tamisé et la fécule qu'il entraîne, le reporte au-dessus du tamis suivant en H, sur un pallier, afin qu'il serve une 2e fois, ce qui économise l'eau.
Chaque échelle sans fin, composée de deux chaînes II et de traverses ou tringles en fer K, espacées de 6 po., s'enroule aux deux extrémités du tamis sur deux cylindres à clairesvoies L L; elle est soutenue par le bâtis en bois M, et son mouvement est facilité par les rouleaux montés de distance en distance N, et tournant sur leurs axes.
Ces échelles remontent constamment la pulpe, au fur et à mesure qu'elle coule dans une portion de trémie O, en avant du cylindre inférieur; elles sont mues avec une vitesse de 1 mètre par seconde. La force d'un cheval suffit pour tamiser la fécule d'environ 600 hectolitres de pommes de terre par jour.
Toute la fécule arrive en définitive dans les augets inférieurs et coule avec l'eau par le large conduit en bois P dans le premier cuvier.
La fécule arrivée dans le premier cuvier est