fin, une porte T, que l'on ouvre et ferme à volonté, permet au charbonnier de visiter son feu.
En enduisant de craie ou de terre crayeuse les parois intérieures detout le clayonnage en osier, on obtiendrait directement de l'acétate de chaux.
§ II. — Procédé de M. DE LA CHABEAUSSIÈRE.
Dans ce procédé, on creuse en terre ou on élève sur le terrain des cylindres de terre battue ou de gazon, et on y pratique des évens comme nous allons l'indiquer.
La fig. 412 représente un fourneau souterrain, moitié en place et moitié en élévation à vue d'oiseau, et la fig. 413 est la coupe du
Fig. 414
Fig. 412.
Fig. 413.
même fourneau suivant la ligne A, B. L'ensemble de ces figures montre les objets suivans : A, moitié du plan au niveau du remblayage du fond; B, moitié de l'élévation à vue d'oiseau; C, demi-coupe sur la cheminée; D, demi-coupe sur les courans d'air; E, remblayage du fond; G, ouvreaux des courans d'air formés en brique; F, évens pratiqués dans le terrain pour former des courans d'air; H, caisse en brique et tuyau conducteur des fumées; I, entourage en brique, sur lequel doit poser le couvercle.
La fig. 415 représente un fourneau construit au-dessus du sol, moitié en plan, moitié en élévation à vue d'oiseau, et la fig. 416 la coupe du même fourneau, sur la cheminée et les courans d'air; L, est la moitié du plan de ce fourneau, au niveau du remblayagé du fond; M, la moitié de l'élévation à vue d'oiseau; N, une perche plantée en terre pour soutenir la partie de la caisse qui dépasse le fourneau; il en faut 2 parallèles, réunies par une traverse. La fig. 414 fait connaître la structure du chapeau ou couvercle P, qui est en tôle ferrée; D, le soupirail pour la mise en feu; b,b, des soupiraux pour les 1res fumées et pour régulariser le feu.
Les tuyaux à courans d'air sont formés par des tuyaux de terre de 2 pi. de diamètre. Ces tuyaux, soit en dehors, soit en dedans du fourneau, aboutissent à des cavités en brique. Une couronne en brique forme le bord du fourneau et sert à supporter le chapeau. Les fourneaux souterrains consistent d'ailleurs en une simple fosse de 10 pi. de diamètre sur 9 de profondeur, dont on répare de temps en temps les parois avec de la terre battue. Le fond du fourneau est remblayé avec de la terre à potier, légèrement humectée et battue jusqu'au niveau des évens, c'est-à-dire à 6 po. de hauteur, en donnant un peu de convexité à cette aire.
Fig. 415.
Fig. 416.
A 9 po. au-dessous du bord est pratiqué un trou rempli par un tuyau de terre cuite de 9 po. de diamètre. Celui-ci est un peu incliné vers l'intérieur du fourneau et aboutit à une caisse carrée H de 18 po. de long sur 1 pi. de large, et 15 po. de hauteur, construite en brique sur le terrain et ouverte par le haut. Cette caisse porte une gorge qui reçoit une plaque de tôle destinée à la fermer. L'acide et le goudron qui pourraient obstruer le passage s'écoulent par une ouverture percée à 2 ou 3 po. au-dessus du fond de la caisse et bouchée à volonté. De cette caisse partent des tuyaux verticaux, en tôle ou en terre cuite, qui s'élèvent à environ 4 1/2 pi. et se prolongent horizontalement ou légèrement inclinés jusqu'à 15 pi. du fourneau. A cette distance, il n'y a plus à craindre que le feu prenne; le reste de l'appareil peut être en bois et le condensateur peut être placé vers ce point.
Le chapeau en fer P est formé de plaques de tôle consolidées par un cercle en fer plat et par des bandes mises de champ, qui maintiennent sa surface supérieure. Il est légèrement bombé et pèse 250 à 275 kilog.; on lui donne 10 pi. 6 po. de diamètre, afin qu'il porte de 3 po. sur le fourneau; il doit être assez solide pour ne pas s'affaisser quand on marche dessus. Au milieu on pratique un trou D de 9 po. de diamètre, garni d'un collet et fermé par un bouchon en fer; 4 ouvertures semblables b, b, mais de 4 po. de diamètre seulement, sont percées à 1 pi. du bord du couvercle. Ce chapeau se manœuvre très aisément au moyen de 2 leviers en fer et de quelques rouleaux en bois, ayant 12 pi. de longueur, pour qu'ils puissent traverser le fourneau et poser sur le terrain.
Pour construire les fours élevés au-dessus du sol, il faut d'abord tracer sur le terrain 2 cercles concentriques, l'un de 4 pi. 1/2 de rayon, l'autre de 8 1/2 pi. L'espace de 4 pi. qui reste