des tiges : telles sont la fumeterre, la mercuriale, la morelle, la pariétaire, etc.

Lorsque les feuilles partagent avec les fleurs un principe aromatique qui augmente et se perfectionne à mesure que la plante approche plus de sa floraison, on les récolte au moment même de l'apparition des fleurs, et souvent avec les fleurs : telles sont l'absinthe, l'armoise, la rue, la sabine, la tanaisie, et presque toutes les Labiées, comme le calament, le chamædrys, l'hysope, la mélisse, le romarin, la sauge, le thym, etc. Souvent, lorsque les fleurs sont très nombreuses et ramassées en épis, en corymbes ou en cymes denses, on forme avec les extrémités supérieures de la plante de petits paquets que l'on enveloppe de papier pour les soustraire à l'action décolorante de la lunière, et on les fait sécher dans un grenier bien aéré ou dans une étuve. On prépare de cette manière les sommités fleuries de petite centaurée, mélilot, menthe poivrée, origan, etc.

Il faut, autant que possible, cueillir toutes les plantes ou leurs parties par un temps sec et deux ou trois heures après le lever du soleil, dont la chaleur a fait disparaître l'humidité de la nuit.

FLEURS. — Les fleurs indigènes les plus usités sont fournies par les plantes qui suivent : bouillon-blanc, bourrache, guimaue, lavande, mauve, muguet, oranger, ortie blanche, pêcher, sureau, tilleul, violette; il faut y joindre les capitules de camomille romaine, camomille commune, pied-de-chat, tussilage; les pétales de coquelicot, willet rouge, pivoine, rose pâle, rose rouge, le style du safran.

Toutes les fleurs, à l'exception des roses rouges que l'on prend en boutons, doivent être cueillies dès qu'elles sont épanouies; pour le plus grand nombre, la couleur s'altère et l'odeur diminue après la fécondation. On les monde de