| PRODUITSde la saline de Moutiers,(analyses de M. BERTHIER) | SCHLOTAGE. | SALINAGE. | |||||||
| 1erschlot. | Schlotmoyen. | Dernierschlot. | Eauà 26o. | 1ersel. | Selmoyen. | Derniersel. | Eaux-mères. | Écailles. | |
| Sulfate de chaux. . | 28 » | 41,10 | » | » | 1,56 | » | » | » | 10,65 |
| — de soude. . | 24 5 | 52,65 | 10,10 | 2,81 | 3,80 | 5,55 | » | » | 18,66 |
| Chlorure de sodium | 47 5 | 6,25 | 25,68 | 25,50 | 94,64 | 93,59 | 85,50 | 20,80 | 57,34 |
| Sulfate de magnésie | » | » | 64,22 | 1,48 | » | 0,25 | 12,50 | 9,50 | 3 » |
| Chlorure de magné. | » | » | » | 1,07 | » | 0,61 | 2 » | 4,85 | 0,75 |
| Eau. . . . . . | » | » | » | 69,14 | » | » | » | 64,85 | 9,60 |
| 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | |
| Produit du travail deseaux-mères. | 1erdépôt. | 2edépôt. | Dernierdépôt. | Eaux-mères. | Produits d'une cuite sur 46,900 kil.d'eau à 20o. | ||||
| Sulfate de magnésie. | 11,74 | 0,25 | » » | 4,2 | Chlorure de sodium. . . . . | kil.7900 | |||
| — de soude. . | 46,36 | 56,5 | 95 » | 6 » | Schlotage. . . . . . . . . . | 340 | |||
| Chlorure de magnés. | 0,60 | 0,25 | » » | 5,4 | Écailles . . . . . . . . . | 210 | |||
| — de sodium. . | 41,30 | 43, » | 5 » | 19,9 | Eaux-mères et perte. . . . . | 2050 | |||
| Eau . . . . . . | » | » | » | 64,5 | |||||
| 100 » | 100 » | 100 » | 100 » | 10,500 | |||||
La dernière partie des tableaux ci-dessus indique les résultats d'une cuite faite par M. BERTHIER, à Moutiers, sur 46,900 kil. d'eau à 20° contenant 10,500 kil. de substances salines. On a employé dans cette cuite 50 stères de bois de sapin ou mélèze refendu, savoir : 25 pour schloter et 25 pour saliner.
Nous ferons observer que le déchet en eaux-mères et perte est trop fort; on n'évalue qu'à 1/7 ou 1/8, dans le travail courant, la perte réelle. Il est évident qu'on n'a pu traiter toutes les eaux-mères, puisque, d'après le résultat moyen d'une année, celles-ci fournissent en sulfate de soude le 10e du poids du sel marin obtenu. Il faudrait donc ajouter ici environ 790 kil. de sulfate de soude aux produits.
A Moutiers, on consommait alors 1 stère de bois pour évaporer 7,5 quintaux métriques d'eau à 20° de BAUMÉ. Cette quantité de combustible est énorme, puisque chaque kil. de bois forme à peine 2,5 de vapeur. Les chaudières construites par CLOISS, à Rosenheim en Bavière, sont plus avantageuses; elles évaporent environ 3,5 kil. d'eau par kil. de bois, et sont indiquées par la fig. 517 en plan, et par les fig. 518 et 519 en coupe suivant les lignes A B et B C de la fig. 517. Dans cette figure, on voit ces 6 chaudières,
Fig. 517.
dont une, le poélon P, chauffée par les fumées des 5 autres, recoit l'eau salée. Celle-ci dépose et se rend dans la poèle de graduation G par la pente naturelle. Concentrée là, au point de schlotage, on la fait couler dans la poèle de préparation H H; on schlote jusqu'au degré de saliner; l'eau coule dans la poèle de cristallisation I I; le salinage s'y opère sans ébullition; on recueille le sel sur une trémie, dont le plan incliné laisse égoutter l'eau dans la poèle.
La fig. 518 montre la disposition des plaques en tôle, soutenues par des piliers de fonte. On voit (fig. 520), un cone creux en cuivre lesté, servant d'aréomètre.
Fig. 520.
Rappelons qu'en se servant de chaux pour purifier les eaux salées, on simplifie de beaucoup la marche du travail ; on se débarrasse de divers produits accidentels ; enfin on obtient, en moins de temps et avec une grande économie de combustible, une plus grande quantité de sel marin, puisqu'on recueille