CHAPITRE Ier ,

Des devoirs d'une femme appelée à vivre à la campagne.

Les devoirs d'une bonne fermière sont nombreux et dignes de considération ; l'ordre et la perfection qu'elle apportera dans leur accomplissement contribueront puissamment à la prospérité d'une exploitation à laquelle elle consacrera son temps. Elle doit se bien pénétrer de leur importance et ne pas craindre d'aborder franchement sa tâche; avec une bonne direction, elle y trouvera des jouissances pures, et le sentiment intérieur de son utilité ne sera pas la moindre. L'ennui ne l'atteindra jamais, car l'ennui naît de l'oisiveté ou de l'inutilité des choses qui nous occupent; et lorsqu'on a pu parvenir à bannir l'ennui de son existence, le bonheur est bièn près d'y venir prendre place. La plus petite circonstance fait naître et renouvelle les jouissances au milieu desquelles la vie coule rapidement et avec ce charme qui accompagne toujours le vrai et l'utile.