Elle doit veiller avec soin au maintièn des bonnes mœurs de tous les gens de sa maison et rappeler doucement au devoir, par le raisonnement, ceux qui pourraient s'en écârter, et provoquer leur renvoi s'ils n'écoutent pas ses observations. Elle tiendra la main à ce que tous remplissent les devoirs de la religion.

Une femme qui sera à la fois maîtresse de maison et fermière, doit exercer une surveillance active sur ce qui se passe dans sa maison et dans la fermé; elle ne doit rien ignorer de ce qui s'y fait, et après avoir donné ses ordres pour les objets de sa compétence, en exiger l'exécution. En vue de faciliter le travail, il convient que des ordres soient donnés, autant que possible, la veille au soir pour le lendemain. Par des visites inattendues, la maîtresse tiendra tout son monde en haleine; il vaut mieux prévenir le mal qu'avoir à le réprimer.

CHAPITRE II.

Manière de conduire et de traiter les domestiques.

Je dois parler, avant tout, des qualités à rechercher dans les domestiques: la probité, l'activité, la bonne volonté, l'ordre et la propreté. La première de ces qualités est essentielle, quant aux autres on ne doit épargner aucun effort pour les développer et en donner l'habitude aux gens. Il faut faire connaître aux domestiques, dès les premiers jours de leur entrée chez vous, la place de tous les objets dont ils auront à faire usage, et exiger qu'ils les y remettent lorsqu'ils ont cessé de s'en servir.

La propreté doit régner sur eux et dans tous les lieux confiés à leurs soins; leurs vêtements et leur linge doivent être maintenus en bon état.

Une maitresse de maison doit traiter ses domestiques avec douceur, mais sans faiblesse; elle doit chercher à gagner leur confiance et leur attachement et devenir leur con-