de son poids de lessive des savonniers; laissez en contact pendant 24 heures en agitant de temps en temps. Ajoutez alors 5 pour 100 d'huile d'œillette, brassez fortement le mélange, et distillez au bain-marie.
Mettez le produit distillé en contact, pendant 24 heures, avec 5 pour cent de chlorure de calcium fondu et concassé, en ayant soin d'agiter de temps en temps. Décantez, distillez au bain-marie et ne recueillez que les 8/10er du produit. Le premier et le dernier dixième seront mis de côté, et serviront pour une opération ultérieure.
CARACT. — Le chloroforme pur, ou chloroforme officinal, a une odeur suave, étherée, caractéristique. Versé sur une feuille de papier blanc, et abandonné à l'évaporation spontanée, il exhale jusqu'à la fin la même odeur franche, et laisse le papier absolument sec et inodore. Sa densité à +15° est de 4,500; il bout à 60°,8 à la pression normale. Il est neutre au papier de tournesol; sa limpidité ne doit pas être altérée par un abaissement de température, ni par l'agitation avec ou sans le contact de l'eau; il ne doit pas précipiter à froid une solution faible d'azotate d'argent, ni la réduire à chaud; agité avec son volume d'acide sulfurique officinal, il ne doit pas lui communiquer de coloration, même au bout d'un certain temps; il ne doit pas se colorer à chaud sous l'influence d'une solution de potasse caustique; il ne doit pas verdir l'acide chrômique cristallisé; il doit enfin rester absolument transparent et incolore au contact d'un cristal de fuchsine ou de bi-nitro-sulfure de fer.
OBSERV. — Le chloroforme s'altère spontanément sous l'influence de l'air humide et de la lumière directe. On doit le conserver dans des flacons bouchés à l'émeri, complètement pleins et placés dans l'obscurité.