nagère pour les jours ouvrables où elle est obligée de vaquer à tous les travaux dont nous avons parlé.

La chaussure d'été doit se composer de bas blancs et de souliers de la même forme que ceux d'hiver, mais en peau non cirée et d'une couleur jaunâtre naturelle à la peau, et qui n'est point désagréable. Cette peau est souple, la poussière y paraît peu, et elle est très solide. Le castor gris convient aussi. Les souliers cirés salissent les robes claires et les bas blancs, et paraissent toujours malpropres en été; la semelle ne sera pas moins forte que celle des souliers d'hiver, mais moins garnie de clous. Je le répète, les souliers minces découverts et en peau de chevre sont une mauvaise chaussure aux champs. On peut ajouter aux souliers d'été des guêtres de toile grise qui empêchent la poussière de pénétrer dans les souliers.

La coiffure d'été est une chose assez difficile à trouver, car il faut qu'elle remplisse plusieurs conditions : celles d'a-briter parfaitement le visage et les épaules du solcil et de ces pluies qui surprennent si souvent à la campagne ; de ne pas échauffer, de ne pas voler à tous les vents, ce qui est insupportable et empêche le chapeau de remplir son but; d'être assez solide pour ne pas demander des ménagements ennuyeux ; enfin de coûter peu d'argent. On a adopté nouvellement pour la campagne, et j'ai été une des premières à le faire, l'usage des capuches ou kissnots, ce qui forme une excellente coiffure de campagne fort peu coûteuse ; cette coiffure s'est répandue avec une grande rapidité, preuve de sa commodité; elle est aujourd'hui tellement connue qu'il serait inutile de la décrire. J'engage notre ménagère à les garnir de baleines plutôt que de carton qui est trop lourd, et à les faire blanches, ce qui n'est guère plus coûteux et de meilleur goût. On place les baleines dans les coulisses en les faisant entrer par une espèce de boutonnière pratiquée sur la coulisse en dessus, de manière à pouvoir ôter les baleines pour serrer le kissnot sans avoir rien à découdre, et on passe

(1) Ce qu'on appelle en veau retourné.