perfection d'un labour, d'un binage, le degré de maturité convenable des légumes et des fruits; leur conservation doit être aussi l'objet de ses soins.

La conduite du troupeau et la surveillance de sa nourriture lui appartiennent, dans les exploitations où le troupeau n'est pas l'un des principaux produits ; elle doit donc étudier tout ce qui s'y rattache.

C'est au choix des vaches et à la nourriture qu'on leur donne qu'on doit les bons produits qu'on peut en attendre. C'est encore à notre ménagère à se pourvoir de bonnes vaches et à rappeler à son mari la culture des plantes qui conviennent à leur nourriture, car la vacherie doit être entièrement dirigée par elle. L'élève et l'engraissement des porcs est aussi dans son domaine. Bien conduits, ils peuvent donner des bénéfices et procurer une grande ressource au ménage. La ménagère doit mettre tous ses soins à bien approvisionner sa basse-cour de volailles de toutes espèces de manière à satisfaire aux besoins de sa maison, et à en vendre pour couvrir les dépenses de celles consommées chez elle.

Le choix des races et leur perfectionnement doit appeler son attention, de là dépendent en partie la beauté et la bonté des produits.

Le soin des ruches lui appartient aussi, et, comme dans une agriculture perfectionnée on cultive une multitude de plantes qui fleurissent et fournissent du miel, les ruches bien dirigées peuvent donner un assez bon revenu.

Une bonne ménagère enfin doit connaître une multitude de procédés et de recettes qui augmentent l'aisance et le bien-être de toute la famille sans en accroître la dépense. Je vais essayer de l'initier à la connaissance de tous ces travaux, dans le courant de cet ouvrage, dont c'est le seul but.

SECTION II. — Toilette de la ménagère.

Je ne dois pas omettre de parler de la toilette de notre ménagère. Cet important objet, qui remplit souvent une

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