sites de ses amis, les visiter elle-même, aller dans les champs, exciter ou soutenir par sa présence le zèle des travailleurs, faire faire, ou faire elle-même certains petits travaux de ménage ou de ferme, qui seront pour elle une agréable distraction.
Une femme qui se détermine à habiter la campagne et à s'y occuper sérieusement des devoirs qui l'y attendent, ne doit point rougir ni même redouter de mettre la main à l'œuvre.
La soirée en été sera employée en partie aux soins des enfants, à la surveillance du jardin, et à ce délicieux repos qu'on goûte avec tant de charme dans une belle soirée d'été.
En hiver, comme je l'ai déjà dit, les travaux d'aiguille, la lecture, l'exercice des arts, doivent se partager le temps qui reste à notre mère de famille.
Le matin ou le soir, selon la saison, elle doit prendre, sans exception, un moment pour mettre en ordre ses comptes journaliers ; compter avec les domestiques auxquels elle aurait confié de l'argent, et inscrire les journées des gens qu'elle peut avoir employés dans les travaux placés sous sa direction.
Le dimanche, lorsqu'elle aura rempli ses devoirs religieux, et le jeudi, comme elle n'aura pas de leçons à donner à ses enfants, elle aura du temps de reste dont elle pourra disposer à sa guise; mais je puis lui promettre qu'elle le dépensera d'une manière agréable, parce que ce sera un temps de repos, de congé, acheté par un travail assidu.
La ménagère a sous sa dépendance le jardin ; mais la surveillance du jardinage ne se borne pas au jardin seulement, car c'est à elle de prévoir les besoins de la ferme, et de faire semer et cultiver dans les champs, en temps utile, tous les légumes qui sont nécessaires au nombreux personnel qui compose l'exploitation. Elle trouvera une immense économie à bien approvisionner la cuisine de ses gens de bons et nourrissants légumes, qui, après le pain, doivent former leur principal aliment; et elle les obtiendra facilement dans les