3º Bois à double courbure et en forme de S.

Alonges de revers 3e (fig. 143 C). . .4,223227Genoux de revers 2e (fig. 149 B). . .4,553827
— de cornière 1re (fig. 148 A). .7,142222— 1re (fig. 161 B).. .4,554138
Cornière ou estein 1re (fig. 147 A).. .5,205132

Fig. 154.

155.

156

157.

158.

159.

4° Bois courbes, ou bois de fortes dimensions à 2 branches, courbés en arc, qu'on peut diviser en 3 espèces.

a. Bois formant un angle obtus.

Courbe detillac 1re (fig. 149, C) . .3,243838Brion ou ringent 1re (fig. 143 A). . .5,854348
— de jotereau 1re (.fig. 159 B). .3,904322Bossoir 1re (fig. 152 B). . . . .4,553838
— d'arcasse 1re (fig. 145 B). .4,534337

b. Bois formant un angle droit ou a peu près.

Courbe de gaillarde 3e (fig. 142 B, 164 B.)2,924343Courbe d'étambot1re (fig. 157 B 165).4,553838
— de chambre 3e (fig. 154 B.164 C,2,272216— de pont1re (fig. 159 B)2,923527

c. Bois formant un angle aigu, ou ressemblant à un Y.

Courbe de capucine 1re (fig. 144 B). .3,245443Fourcat 2e (fig. 163 B). . . . . .3,251327
Fourcat 1re (fig. 146 B, 160 B). .3,254932

Fig. 160.

161.

162.

163.

164.

165.

Les bois droits sont l'ouvrage de la nature; les soins de l'homme doivent se borner à écarter autant que possible les obstacles qui peuvent s'opposer à la croissance verticale des arbres. Parmi ces obstacles ou range l'action des vents, les dommages causés par les hommes, les animaux sauvages ou domestiques, les insectes, le voisinage des autres arbres, etc.

Les bois courbes sont le produit de la nature ou de l'art. Les bois des arbres propres à fournir naturellement des courbes se trouvent particulièrement sur les lisières des forêts, dans les bois mal peuplés, dans les bordures, les haies, et partout où les arbres sont isolés, parce que, dans ces positions, ils poussent beaucoup de branches, s'inclinent du côté des terrains découverts pour y jouir de l'air et de la lumière, se courbent par la charge des neiges et sous l'action des vents. Parmi les arbres dont les bois sont courbés naturellement, on n'en rencontre qu'un petit nombre qui soient sans défauts et propres aux constructions navales. Cette disette a fait rechercher les moyens d'y suppléer par des moyens artificiels, et, dans ce but, on a essayé un grand nombre de procédés. MONTEATH, BUFFON, DUHAMEL, HASSENFRATZ, DUBOIS DE CHEMANT, BECKER et beaucoup d'autres ont proposé des moyens plus ou moins ingénieux pour donner artificiellement aux arbres la courbure qui les rend si précieux dans les chantiers de construction. Toutes les méthodes qu'ils ont proposées, si on était curieux de les connaître, sont exposées avec détail à l'article Marine du tome II du Dictionnaire des eaux et forêts de BAUDRILLART, auquel nous renvoyons. Aujourd'hui, elles ont moins d'intérêt depuis qu'on a établi dans plusieurs de nos chantiers de construction des appareils propres à courber les bois et à leur donner les formes requises par des moyens mécaniques, aidés de l'action de la vapeur d'eau bouillante.

Les bois de chêne, pour le service des arse- naux de la marine, se vendent au stère et à des prix débattus entre les propriétaires ou adjudicataires et l'administration.

Dans les constructions pour la navigation fluviale, on emploie généralement le chêne pour les grands bateaux, tels que les foncets, écayers, flettes, barquettes, cabotières de la