feuillage, et avec le ohène écarlate par son fruit. Hauteur 50 à 60 pieds.
CHÈNE aquatique, Q. aquatica (en angl. Water oak). Il croît dans la Virginie, la partie basse des Carolines, de la Géorgie et dans la Floride orientale. Il occupe les marais étroits qui entrecoupent les sables arides de ces déserts, et s'élève rarement au-dessus de 40 à 45 pieds. Son bois est fort dur, quoique moins souple et moins élastique que celui du chêne blanc.
CHÈNE aquatique, Quercus Catesbæi (en angl. Barens scrub oak). Confiné principalement dans les parties basses des Carolines et des Géorgies, il y croît dans des terrains trop maigres pour soutenir toute autre végétation. Il ne s'élève, dans ces déserts improductifs, qu'à 25 pieds; mais comme il est reconnu pour produire le meilleur bois de chauffage, non seulement le chêne de Catesby serait une très-précieuse introduction pour nos landes, où jusqu'à présent on n'a songé à multiplier que les arbres verts, mais il conviendrait également à beaucoup d'autres terrains, dont les arbres verts eux-mêmes ne s'accommoderaient pas. Il est très-difficile de s'en procurer des glands.
CHÈNE écarlate, Quercus coccinea (en angl. Scarlet oak). On commence à voir ce bel arbre dans les environs de Boston, mais il abonde surtout en Pensylvanie, en Virginie, et dans la partie haute des Carolines et de la Géorgie; il s'élève à plus de 80 pieds de haut, se fait remarquer par la couleur écarlate brillante que son feuillage prend à l'automne, et qui le rend éminemment propre chez nous aux jardins d'ornement. Son écorce sert à faire du tan, et son bois principalement à faire des douves.
CHÈNE blanc des marais, Q. prinus discolor (en angl. Swamp white oak). Le nom latin est tiré de la couleur de ses feuilles, qui sont d'un beau blanc argenté en dessous, et d'un vert brillant en dessus; le nom anglais, du sol qu'il préfère, et de son analogie avec le chêne blanc, qu'il égale en force et surpasse en élasticité et en pesanteur. Sa rareté seule ne permet pas de l'employer habituellement dans les arts. Il végète avec vigueur et s'élève à 70 pieds.
CHÈNE à feuilles en faux, Q. falcata (en angl. Spanisk oak). Ses feuilles se rapprochent beaucoup de celles du vélani, qui croît en Espagne. Il s'élève à plus de 80 pieds. Le tan de son écorce employé pour les gros cuirs, les rend plus blancs et plus souples, et l'on croit que le cuir s'améliore encore par l'addition d'une petite quantité d'écorce de l'hemlock spruce, Abies Canadensis.
CHÈNE à feuilles en lyre, Q. lyrata (en angl. Overcup oak). Le nom anglais de cette intéressante espèce est tiré de la forme de sa cupule par laquelle le gland est presqu'entièrement recouvert. Il croît dans la partie basse des Carolines et de la Géorgie, sur les bords du Mississippi, dans la basse Louisiana et dans la Floride orientale, dans des situations plus humides que toutes les autres espèces de chênes américains. Il atteint ainsi sur les bords de la Savannah, une hauteur de 80 pieds, sur une circonférence de 8 à 12. Son bois, quoiqu'inférieur à celui du chêne blanc, est plus compacte qu'on ne le supposerait d'après la nature du sol où il croit.
CHÈNE à gros glands, Q. macrocarpa (en angl. Overcup white oak). Cette intéressante espèce est très-multipliée au-delà des Alléghanis, dans les fertiles districts de Kentucky et de West-Tennessee, et dans la haute Louisiana, auprès du Missouri. Ses feuilles sont plus grandes, et ses glands, de forme ovale, contenus aux deux tiers dans une cupule épaisse, garnie de filamens déliés et flexibles, sont beaucoup plus gros que ceux des autres espèces de chênes des Etats-Unis. Il est digne d'altirer l'attention des amateurs d'arbres étrangers, par la grandeur de ses feuilles et la grosseur de ses glands, et mérite d'être introduit en nombre dans les jardins paysagers.
CHÈNE châtaignier des rochers, Q. montana, Prinus monticola (en angl. Rock chesnut oak). Il est rarement mêlé avec les autres espèces dans les forêts, et croît seulement dans des lieux très-élevés, dont le sol est rocheux ou pierreux. Il abonde sur les bords escarpés et rocailleux de la rivière d'Hudson, et sur les rives du lac Champlain, encore plus sur les hautes collines qui flanquent les monts Alléghanis, dont la surface est presque totalement couverte de pierres. Il porte à la hauteur de 20 mètres une belle tête étalée; il réussit très-bien dans les environs de Paris, et mérite de fixer l'attention des planteurs, soit parce qu'il affecte de croître dans des terrains pierreux et non cultivés, soit pour les bonnes qualités de son bois, qui est, après celui du chêne blanc, le plus estimé pour la construction des vaisseaux, et après celui de l'hyckory, le plus estimé pour le chauffage.
CHÈNE à poteaux, Q. obtusiloba (en angl. Post oak). Ce très-excellent arbre porte le nom de Post oak (chêne à poteaux), tiré de son emploi le plus étendu, et celui d'Iron oak (chêne de fer), expressif de la dureté de son bois. Quoique sa hauteur excède rarement 15 mètres, et que son tronc se divise très-promptement en branches très-étalées, qui lui donnent un aspect caractéristique, l'avantage qu'il a de croître très-bien dans des terrains secs et maigres, tels que ceux où on le trouve dans le New-Jersey, le Maryland, la Virginie, jusqu'aux rives escarpées de l'Hudson, près New-York, doit engager à le multiplier; et il réussira très-bien dans nos départements de l'ouest et du midi, où ces sortes de terrains abondent.
CHIÈNE blanc châtaignier, Q. prinus palustris (en angl. Chesnut white oak). Dans les terrains frais, profonds et fertiles, il s'élève jusqu'à 90 pieds sur un diamètre proportionné, et son tronc, parfaitement droit et dégarni de branches, conserve le même diamètre jusqu'à 50, et se termine par un sommet très-vaste et très-touffu. Aussi mérite-t-il d'être placé au premier rang des arbres les plus beaux de l'Amérique septentrionale, et produira-t-il certainement un jour un magnifique effet dans les jardins paysagers. Son bois est fort recherché pour le charronnage et autres usages économiques qui requièrent de la force et de la durée, et il