Fourrages consommés annuellement.

180 Jours de pâturage évalué à 750 grammes de foin par tête et par jour.quint. mét.675
185 Jours de nourriture à l'étable, à raison de 30 quint. de foin par 100 têtes, pour les 500 bêtes.150
Paille, 7 1/2 quint. par jour, pour 185 jours 1,387 50 quint. mét. représentant la moitié de son poids de foin ou.698 75
Total des fourrages consommés.1,523 75

Receues annuelles.

a. Laine (100 bêtes de sexe et d'âge divers donnent en moyenne 150 kilog). Pour les 500 bêtes 750 kilog. à 2 fr. 50 c. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..b. Croit. 118 Agneaux ou bêtes de reforme pour la boucherie, au prix moyen de 5 fr. . . .c. Peaux de bêtes mortes, 30 à 75 c. . . .fr.c.
1,875
590
2250
Total des recettes brutes annuelles. . . A déduire les frais d'entretien. . . Recette nette. . .2,48750
1,71360
77390

Ainsi, dans le système adopté et avec les prix supposés, un troupeau de moutons communs ne paie les 1,525,75 quint. mét. de fourrages qu'il consomme que par une somme de 775 fr. 90 c., ou au taux de 51 c. environ le quint. mét. et la paille au prix de 25 c. 1/2 environ.

3• Engraissement des moutons.

Pour l'engraissement des moutons, quand on en fait l'objet d'une spéculation à part, il faut choisir, comme pour les bêtes bovines, des animaux sains, de taille ordinaire et d'une race connue pour engraisser jeune et donner après l'engrais, proportionnellement à leur poids, la plus grande quantité de viande nette. Nous ne discuterons pas les avantages ou les inconvéniens des moyens très variés qu'on emploie pour engraisser les moutons, nous dirons seulement que celui qui parvient au but de la manière la plus sûre, la plus prompte et la plus économique est le meilleur, puisque c'est aussi celui qui donne des bêtes d'une plus haute valeur ou qui paient au prix le plus élevé leur nourriture et qui permet le renouvellement le plus fréquent et avec profit des capitaux mis en avant.

Pour en donner un exemple, nous supposerons qu'il s'agit d'engraisser à la bergerie un troupeau de 100 moutons communs et de taille moyenne. M. Block a reconnu que pendant un engraissement de cette espèce, qui a duré 158 jours, le troupeau avait consommé:

255 Quint. mét. de pommes de terre équivalant

en foin à.137,
39,5Grains concassés, id.138,
21Sou.25,
54Paille de froment ou seigle.25,
34Paille de pois.20,
1,35Tourteaux de graine de lin.125
Total.34625

Si on suppose maintenant que les bêtes ont été achetées au prix de 10 fr., on aura pour les frais :

10 Achat des animaux d'engrais. . . . . 1:000f.

20 Intérêts de cette somme pendant 135 jours,

à 6 p. 0/0.2220
3o Salaire d'un berger pour 135 jours100
4o Logement à 60 c. par tête.60

Total dos frais. .1,182 2

Prix de vente des meutons gras à 16 fr. par tête.1,600,
Déduction des frais.1,18220
Recette nette.41780

Ce qui donne 1 fr. 20 c. pour le prix du quint. mét. de fourrages lorsque la viande maigre et grasse est aux prix supposés.

§ IV. — Des cochons.

Dans tous les établissements ruraux, soit grands, soit petits, l'entretien des cochons est une chose presque indispensable, parce que les débris et résidus de la laiterie, de la cuisine et du jardin ne peuvent être employés d'une autre manière; mais il faut bien distinguer cela de la multiplication des cochons, cas dans lequel on leur fait consommer des alimens qui pourraient servir à la nourriture des bêtes à cornes ou à laine.

Si l'on calcule toutes choses, dit THAER, on trouvera qu'il est rarement avantageux d'élever des cochons dans les lieux où l'on doit les nourrir pendant l'hiver, avec de bons grains, et où en été on n'a pas de pâturages convenables ou d'autres fourrages verts qui peuvent y suppléer. En revanche on y trouvera du profit dans les lieux où l'on cultive beaucoup de pommes de terre et de raves pour la nourriture du bétail ; ou bien ceux où parmi les céréales il y a beaucoup de mauvaises graines ou grains légers , et où l'on a pour l'été des pâturages marécageux et humides qui ne sont pas propres aux moutons. On en trouvera aussi dans les établissements où il y a des laiteries considérables dont on ne peut employer les résidus d'une manière plus profitable, et là où il y a des brasseries , des distilleries, surtout lorsqu'on n'y amène pas des contrées voisines des cochons à très bon marché, et qu'ainsi ceux qu'on élève peuvent être vendus facilement, maigres ou gras ; ou bien enfin quand on peut faire le commerce de viande salée et expédier du lard et des jambons dans l'étranger.

La nourriture et l'engraissement des cochons convient encore beaucoup dans les exploitations qui possèdent de grandes étendues de bois de chêne ou de hêtre dans lesquels ces animaux trouvent en automne une nourriture abondante très profitable sans exiger aucun soin.

1° Multiplication des cochons.

Nous supposons que le troupeau reproducteur se compose de 10 truies portières et d'un verrat, qu'il occupe un quart seulement de l'année un porcher et que les animaux produits sont propres à l'engrais à l'âge d'un an.

Avances capitales.

11 bêtes à 40 fr.440

Dépenses annuelles d'entretien du troupeau reproducteur.

fr.c.
a. Intérêts du capital à 6 p. 0/0.2640
b. Diminution de valeur par l'âge, 2 p. 0/0.880
c. Salaire et entretien du porcher; 1/4 seulement à la charge du troupeau reproducteur.70,
d. Logement à raison de 2 fr. 20 c. par tête.2420

Total à reporter. . . . . 129 40